Présidentielle en Russie

16 février 2018 12:59; Act: 16.02.2018 14:13 Print

Face à Poutine, sept candidats et un absent

Vladimir Poutine sera opposé à sept candidats lors de la présidentielle du 18 mars, mais pas à son principal opposant, Alexeï Navalny, déclaré inéligible.

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Alexeï Navalny, connu pour ses enquêtes sur la corruption des élites abondamment partagées sur les réseaux sociaux, sera le grand absent de la présidentielle russe du 18 mars. Ce juriste a créé la surprise en organisant des manifestations d'ampleur contre le pouvoir. À 41 ans, il a ainsi confirmé son statut d'opposant numéro un au Kremlin. L'élection ne permettra pas de jauger sa popularité à l'échelle du pays: sa candidature a été rejetée par la Commission électorale en raison d'une condamnation judiciaire qu'il dénonce comme montée de toutes pièces. Du coup, il a appelé au boycott du scrutin.

La candidature surprise de Pavel Groudinine, 57 ans, a donné un coup de jeune au parti communiste, représenté depuis la chute de l'URSS par Guennadi Ziouganov. Directeur du «Sovkhoze Lénine», une ferme de fruits dont les revenus se comptent en millions de dollars, il est le plus populaire des concurrents de Vladimir Poutine, le tout plafonnant à environ 7% d'intentions de vote. Il fait l'éloge de Staline mais ne s'en prend jamais personnellement à M. Poutine.

Habitué des présidentielles et des déclarations tonitruantes, Vladimir Jirinovski, 71 ans, est le candidat traditionnel du parti d'extrême droite LDPR. Antiaméricain, antilibéral, anticommuniste, il est considéré par nombre d'observateurs comme un vrai-faux opposant au Kremlin et est souvent décrit comme un clown dans les milieux politiques russes. Il est crédité de 5,7% des intentions de vote.

Journaliste de télévision, ex-star de téléréalité, Ksenia Sobtchak, 36 ans, s'est lancée dans la course avec le slogan «Contre tous». Des voix se sont élevées pour dénoncer un «coup monté» du Kremlin, soulignant les liens de Mme Sobtchak avec le président russe, qui a travaillé avec son père Anatoli. Si les sondages lui attribuent à peine plus de 1% des intentions de vote, sa candidature a insufflé un peu de vie dans une présidentielle jouée d'avance.

L'un des rares hommes politiques d'orientation libérale à avoir un poids en Russie, Grigori Iavlinski, 65 ans, a fondé le parti Iabloko, peu après la chute de l'URSS. Bien qu'il reste une voix critique de Vladimir Poutine, sa candidature à la présidentielle est perçue avec scepticisme et les intentions de vote en sa faveur ne dépassent pas 1%.

Représentant des entrepreneurs en Russie, Boris Titov, 57 ans, s'est lancé dans la course, sans illusions sur le vainqueur, pour «convaincre Poutine de changer l'économie». Crédité de 0,4% des intentions de vote, il est notamment favorable à davantage mesures de relance économique et à une normalisation des relations avec les Occidentaux.

Président du parti nationaliste Union du peuple russe, Sergueï Babourine, 59 ans, est peu connu du grand public et fait très rarement parler de lui dans les médias. Ancien vice-président de la Douma, la Chambre basse du Parlement russe, il affirme lutter depuis plus de 20 ans contre les orientations «néolibérales» des autorités.

Peu nombreux étaient ceux qui avaient entendu parler de Maxim Souraïkine, 39 ans, avant son entrée dans la course. Ancien membre du Parti communiste, il a rompu avec celui-ci avant de fonder en 2012 le parti des Communistes de Russie. Son poids politique est minime.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Sloboda le 17.02.2018 00:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tout à fait grâce en grande partie aux russes on a été libéré du fascisme et du nazisme, les américains sont venus à la fin car ils avaient peur de l'emprise de la Russie sur l'Europe.

  • Lady True le 16.02.2018 21:36 Report dénoncer ce commentaire

    Au lieu de se battre en suivant la loi Navalny préfère se battre en ne la respectant pas et il se met hors jeu lui même. Opposant à Poutine? Il l'est, ce qu'il dit, ce qu'il met à jour est exact, mais il ne parle pas de lui même! En effet il combat la corruption alors que lui même est corrompu jusqu'à la moelle des os! Il ne faut pas s'y tromper, si des milliers de gens suivent ses manifestations ce n'est pas pour soutenir Navalny mais pour protester contre le Kremlin. D'ailleurs Navalny critique mais ne propose rien à la place!

  • Droll le 17.02.2018 13:50 Report dénoncer ce commentaire

    Sept adversaires contre Poutine et un grand absent? Le grand absent c'est l'Italie, mais qui sont les sept adversaires: France, Allemagne, Argentine, Brésil et déjà je calle pour le reste! Mais je ne suis pas d'accord que Poutine soit si fort, à mon avis la Russie échouera déjà dans les éliminations ou au plus tard en 8èmes de finales .... Oh zut!!! On parle des élections, pas du Mondial!

Les derniers commentaires

  • Droll le 17.02.2018 13:50 Report dénoncer ce commentaire

    Sept adversaires contre Poutine et un grand absent? Le grand absent c'est l'Italie, mais qui sont les sept adversaires: France, Allemagne, Argentine, Brésil et déjà je calle pour le reste! Mais je ne suis pas d'accord que Poutine soit si fort, à mon avis la Russie échouera déjà dans les éliminations ou au plus tard en 8èmes de finales .... Oh zut!!! On parle des élections, pas du Mondial!

  • Orinoko le 17.02.2018 08:58 Report dénoncer ce commentaire

    Poutine est un dictateur qui censure l'opposition. Et là j'ai un problème à comprendre pour Navalny. Alexei tweet depuis sa prison et ce n'est pas censuré. Navalny reçoit des journalistes étrangers à Moscou, fait son speech tranquillement sans être inquiété et son discours est publié à l'étranger et mot pour mot aussi en Russie. Il n'y a aucune poursuite. En Chine, en Turquie ou dans d'autres dictatures l'opposant ne réussit pas à utiliser Twitter ou Facebook et il ne peut pas non plus organiser une conférence de presse libre! Est ce que quelqu'un a une réponse?

  • Sloboda le 17.02.2018 00:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tout à fait grâce en grande partie aux russes on a été libéré du fascisme et du nazisme, les américains sont venus à la fin car ils avaient peur de l'emprise de la Russie sur l'Europe.

  • Pierre le 16.02.2018 21:47 Report dénoncer ce commentaire

    Poutine, et ses copains, exploite ses sujets comme autrefois la noblesse l’a faite.

    • Abon le 17.02.2018 13:46 Report dénoncer ce commentaire

      Non, pas du tout! La noblesse d'autrefois n'exploite pas les sujets de Poutine!

  • Lady True le 16.02.2018 21:36 Report dénoncer ce commentaire

    Au lieu de se battre en suivant la loi Navalny préfère se battre en ne la respectant pas et il se met hors jeu lui même. Opposant à Poutine? Il l'est, ce qu'il dit, ce qu'il met à jour est exact, mais il ne parle pas de lui même! En effet il combat la corruption alors que lui même est corrompu jusqu'à la moelle des os! Il ne faut pas s'y tromper, si des milliers de gens suivent ses manifestations ce n'est pas pour soutenir Navalny mais pour protester contre le Kremlin. D'ailleurs Navalny critique mais ne propose rien à la place!

    • Nora le 17.02.2018 08:42 Report dénoncer ce commentaire

      A la place de Poutine j'aurais donné une amnistie à Navalny avec possibilité de se présenter aux élections. Avec 3% des voix ce pleurnichard était mort politiquement !