En Pologne

27 novembre 2018 10:58; Act: 27.11.2018 16:33 Print

Greenpeace a escaladé une cheminée de 180 m

Neuf militants du mouvement écologiste sont montés au sommet d'une centrale à charbon, dans le sud du pays, alors qu'approche le sommet sur le climat COP24.

storybild

Les militants de Greenpeace entendaient protester contre le réchauffement climatique avant le sommet sur le climat COP24, qui doit se dérouler en Pologne. (photo: AFP/Handout)

Sur ce sujet
Une faute?

«Nous voulons attirer l'attention du monde sur le fait que le changement climatique est un fait réel, que des tragédies humaines ont lieu devant nos yeux et que des actions sont urgentes», a déclaré par téléphone, Katarzyna Guzek, une activiste de l'ONG, présente près du site alors que les militants se trouvaient toujours sur la cheminée en fin de matinée. «C'est la plus grande centrale à charbon dans l'Union européenne, l'une des plus grandes dans le monde et de ce fait c'est le symbole d'un système qui tue la vie sur notre planète», a-t-elle ajouté.

L'opération de Greenpeace a été confirmée par un porte-parole du groupe PGE propriétaire de la centrale, Maciej Szczepaniuk. «Nous surveillons la situation. Cette action n'a pas d'impact sur le bon fonctionnement de la centrale», a-t-il dit. La centrale de Belchatow, alimentée par une mine à ciel ouvert située à proximité, a la puissance maximale de 5 472 mégawatts. L'action se déroule à quatre jours du sommet de l'ONU sur le climat, qui s'ouvre dimanche à Katowice, en Haute Silésie et réunira pendant deux semaines les délégations de 193 pays.

Finaliser l'accord de Paris

«Le gouvernement polonais, qui est l'hôte du sommet, contribue beaucoup au réchauffement climatique. D'une part, il organise le sommet et d'un autre côté il annonce son programme énergétique dans lequel le charbon reste un combustible de base jusqu'en 2060», a encore dit l'écologiste.

Au cours de la COP24, la communauté internationale doit finaliser l'accord de Paris pour atteindre l'objectif de limiter le réchauffement climatique à moins de 2°C, voire à 1,5°C par rapport au niveau de la Révolution industrielle. L'accord incite les pays à revoir à la hausse leurs engagements.

(L'essentiel/afp)