Substance mystérieuse

04 juillet 2018 16:53; Act: 04.07.2018 17:08 Print

«Il avait de la mousse qui sortait de la bouche»

Deux personnes hospitalisées samedi en Angleterre, après avoir été exposées à une «substance inconnue», sont toujours dans un état critique, mercredi soir. Des proches témoignent.

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La police était présente, mercredi, autour du domicile des deux victimes. (photo: AFP/Geoff Caddick)

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Le mystère entourait mercredi l'hospitalisation de deux personnes retrouvées inconscientes et dans un état critique, après avoir été exposées à une «substance inconnue», à Amesbury, ville du sud de l'Angleterre voisine de celle où l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille avaient été victimes d'un empoisonnement à l'agent innervant en mars. Les deux patients, un homme et une femme, sont toujours «dans un état critique» et «reçoivent un traitement pour une exposition présumée à une substance inconnue à l'hôpital de Salisbury», a précisé la police, qui parle d'un «incident majeur». La police antiterroriste a été associée à l'enquête, à titre «procédural».

Les deux quadragénaires ont été retrouvés inconscients, samedi 30 juin, dans une habitation d'un quartier résidentiel d'Amesbury, situé à une dizaine de kilomètres de Salisbury. Sam Hobson, qui s'est présenté à l'AFP comme leur ami, les a identifiés comme étant Charlie Rowley et Dawn Sturgess. Selon lui, Dawn Sturgess est d'abord tombée malade, et avait «de la mousse sortant de sa bouche». Puis Charlie «a sué à grosses gouttes, et on ne pouvait pas lui parler. Il faisait de drôles de bruits, et il se balançait d'avant en arrière sans répondre». Nathalie Smyth, une voisine âgée de 27 ans, a dit à l'AFP avoir vu samedi des pompiers et ambulances qui ont «barré la route». «Certaines personnes portaient des combinaisons protectrices».

Cordon de sécurité

Le 4 mars, Sergueï Skripal, alors âgé de 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été victimes d'une tentative d'empoisonnement à Salisbury, un incident attribué par le Royaume-Uni, soutenu par ses alliés occidentaux, à la Russie, qui nie. L'épisode a entraîné une crise diplomatique et la plus importante vague d'expulsions croisées de diplomates de l'Histoire. Un porte-parole de la Première ministre Theresa May a indiqué que l'événement était traité avec «le plus grand sérieux» et que l'exécutif était «tenu régulièrement informé».

Plusieurs cordons de sécurité ont été mis en place dans des endroits où auraient pu se rendre les deux quadragénaires. La présence policière a été renforcée dans les deux villes. À Salisbury, le jardin public Queen Elizabeth Garden a été fermé au public. La police s'est également positionnée devant l'église baptiste d'Amesbury, où les deux patients ont participé à un évènement au cours du week-end.

(L'essentiel/afp)