Royaume-Uni

03 novembre 2021 21:28; Act: 04.11.2021 09:58 Print

Il avoue l'impensable lors d'«action ou vérité»

Lors d’un jeu entre amis, un jeune homme a confié avoir tué sa grand-mère de 94 ans. Le Britannique est actuellement jugé pour ce meurtre remontant à mai 2018.

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Incontournable jeu organisé lors de soirées entre amis, «action ou vérité» donne parfois lieu à des moments croustillants, gênants ou hilarants, selon l’atmosphère du moment. C’est la bouche bée et le sang glacé que les potes de Tiernan Darnton ont terminé cette activité, au printemps 2018, dans le Lancashire (centre-ouest de l’Angleterre). Invité à révéler «son secret le plus sombre», le jeune homme alors âgé de 17 ans a avoué à ses amis avoir tué quelqu’un, rapporte «The Independent». «Il a expliqué avoir fait cela pour ne plus que cette personne souffre», a témoigné au tribunal, Alix Cozens, qui participait au jeu.

«Au début, je ne l’ai pas cru à cause des films d’horreur et des séries policières, j’ai pensé qu’il bluffait», a ajouté la jeune femme devant la Cour de la Couronne de Preston. «Nous avons cru à une blague», a abondé Liz Collinge, une autre amie de l’accusé. Selon elle, Tiernan leur a raconté avoir mis le feu à la maison de sa grand-maman de 94 ans avant de rentrer chez lui, de se changer et de se remettre au lit. Le jeune homme ne bluffait visiblement pas: quelques semaines plus tôt, en mai 2018, Mary Gregory est morte dans l’incendie de son bungalow.

Il avoue chez le psy, puis se rétracte face à la police

Pendant plusieurs mois, les autorités ont cru à un accident, jusqu’à ce que Tiernan ne passe aux aveux lors d’une séance chez le psychologue, en 2019. Le Britannique a commencé à expliquer au thérapeute qu’un de ses amis pouvait l’envoyer en prison à cause de ce qu’il sait sur lui. Il a ensuite avoué avoir tué sa grand-mère: «J’ai mis le feu aux rideaux avec un briquet», a-t-il indiqué. Le jeune homme a été arrêté en mai 2019. Dans son téléphone et son ordinateur, la police a découvert qu’en juin 2018, Tiernan avait fait des recherches comme «meurtrier rempli de désespoir», «je suis un monstre et je vais aller en enfer», ou encore «se sentir coupable pour avoir sorti un être cher de sa misère».

Face aux enquêteurs, le jeune homme a affirmé que, contrairement à ce qu’il avait confié au psychologue, il n’avait pas mis le feu. Il a ajouté avoir raconté cette histoire à ses amis pour se faire mousser et les impressionner. Au tribunal, Tiernan a plaidé non coupable de meurtre et non coupable d’homicide involontaire. Le procès suit son cours.

(L'essentiel/joc)