Grèce

13 octobre 2020 11:57; Act: 13.10.2020 12:00 Print

Il l'a écrasée deux fois, enlevée puis violée

Un jeune agriculteur grec est accusé du viol et du meurtre d’une scientifique américaine en Crète, dont le corps a été découvert par des spéléologues, dans un bunker abandonné.

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Le procès d’un jeune agriculteur s’est ouvert mardi, à Rethymno, sur l’île grecque de Crète, pour le viol et le meurtre d’une scientifique américaine, dont le corps avait été retrouvé dans un bunker abandonné, une semaine après sa disparition le 8 juillet 2019. L’accusé, Yiannis Paraskakis, un Crétois d’une trentaine d’années, père de deux enfants, «a avoué» l’avoir violée et tuée, avait déclaré le directeur de la police de Crète, Constantinos Lagoudakis, au lendemain de l’arrestation. Le jeune agriculteur est accusé de viol, meurtre et possession illégale d’armes à feu.

Le corps de Suzanne Eaton, une biologiste moléculaire de 59 ans de l’Institut Max Planck, à l’université allemande de Dresde, avait été découvert par des spéléologues dans un bunker abandonné de la Seconde Guerre mondiale, non loin de la Canée, en Crète.

«Suzanne était une scientifique exceptionnelle»

La victime se trouvait dans cette ville crétoise pour une conférence scientifique, et était partie sans son téléphone portable faire un jogging le jour présumé du meurtre, selon la police. Sa disparition avait été signalée par des amis qui l’avaient vue pour la dernière fois le 2 juillet. L’accusé l’a rencontrée sur une route rurale et a roulé sur elle par deux fois avec sa voiture, avant de l’enlever et de la transporter dans le coffre de son véhicule jusqu’au bunker isolé, où il l’a agressée sexuellement, selon les enquêteurs.

Il l’a ensuite jetée par un trou de ventilation du plafond du bunker. Ce vestige peu connu de l’occupation, proche du village de Xamoudochori, était utilisé par l’armée allemande pendant le second conflit mondial. La victime était mariée au scientifique britannique Anthony Hyman, dont elle avait deux fils.

«Nous sommes profondément choqués par cet événement tragique. Suzanne était une scientifique exceptionnelle, une épouse et une mère aimante, une sportive et une personne vraiment merveilleuse que tout le monde aimait», avait réagi l’Institut Max Planck, dans un communiqué.

(L'essentiel/afp)