Italie

22 janvier 2021 14:25; Act: 22.01.2021 15:08 Print

Il préparait une attaque inspirée de Christchurch

Un expert en armes a été arrêté vendredi, dans le nord-ouest de l’Italie. Il planifierait avec d’autres jeunes «des actions extrémistes» inspirées des attaques de Christchurch en Nouvelle-Zélande.

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Des policiers intervenant après l’attaque de Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019. (photo: NurPhoto via AFP)

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Un Italien de 22 ans, proche de groupes suprémacistes blancs, soupçonné d’association terroriste et d’incitation à commettre des attaques racistes et antisémites, a été arrêté vendredi, à Savone (nord-ouest), a annoncé la police.

Selon les enquêteurs, le suspect avait «avec d’autres jeunes de son âge créé une organisation baptisée «Nouvel Ordre social», d’inspiration nazie, dont le but était de recruter d’autres volontaires et planifier des actions extrémistes et violentes».

À travers les réseaux sociaux, cet homme passionné et expert en armes et objets militaires était en contact avec d’autres personnes ayant les mêmes orientations idéologiques.

«Nouvel Ordre social»

Il a ainsi collaboré à la rédaction et à la diffusion sur Internet de documents d’inspiration néonazie et antisémite, qui invitent ouvertement à la révolution violente contre «l’État contrôlé par les sionistes» et à l’élimination physique des Juifs.

Le suspect, dont l’action «s’inspire du groupe suprémaciste américain AtomWaffen Division et des Waffen-SS nazis», a aussi participé à des groupes de discussion ayant pour but de faire de la propagande et d’inciter à la violence. Parmi les objectifs affichés figuraient des actions terroristes d’inspiration suprémaciste, comme celles d’Utoya en Norvège en 2011 et de Christchurch en Nouvelle-Zélande en 2019.

Actions inspirées de Christchurch

La police a également procédé à des perquisitions aux domiciles de douze autres suspects dans plusieurs villes de la péninsule, notamment à Turin (nord-ouest), Cagliari (Sardaigne, sud), Pérouse (Ombrie, centre), Bologne (nord) et Palerme, la capitale de la Sicile (sud).

Les groupes d’extrême droite italiens, parfois violents, ont des racines qui remontent notamment à la dictature fasciste de Benito Mussolini (1922-1943). En 2018, un sympathisant néonazi avait tiré sur une douzaine de migrants africains à Macerata (centre), faisant six blessés.

(L'essentiel/AFP)