Royaume-Uni

11 avril 2019 11:39; Act: 11.04.2019 14:55 Print

Julian Assange arrêté par la police à Londres

La police londonienne a annoncé jeudi l'arrestation du fondateur de Wikileaks, qui était réfugié dans l'ambassade d'Équateur au Royaume-Uni.

Julian Assange était réfugié depuis sept ans dans l'ambassade d'Équateur.

op Däitsch
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Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié depuis sept ans dans l'ambassade d'Equateur à Londres, a été arrêté, a annoncé jeudi Scotland Yard. «Julian Assange, 47 ans, a été arrêté aujourd'hui, jeudi 11 avril, par des agents du service de la police métropolitain (MPS) à l'ambassade d'Équateur», a annoncé Scotland Yard, expliquant que l'arrestation a été menée en vertu d'un mandat de juin 2012 délivré par le tribunal londonien de Westminster, pour non présentation au tribunal.

M. Assange a été placé en garde à vue dans un commissariat londonien et sera «présenté au tribunal de Westminster dès que possible». Cheveux et barbe blanche, Julian Assange a été porté hors de la représentation diplomatique équatorienne peu après 9h GMT (11h au Luxembourg) par six policiers habillés en civil jusqu'à un fourgon de police, selon une vidéo de son arrestation.

«Personne n'est au-dessus des lois»

L'arrestation a été confirmée par le ministre britannique de l'Intérieur, Sajid Javid. «Près de 7 ans après être entré à l'ambassade équatorienne, je peux confirmer que Julian Assange est actuellement en garde à vue et fera face à la justice au Royaume-Uni», a tweeté M. Javid, ajoutant «personne n'est au-dessus des lois».

WikiLeaks a réagi sur le même réseau social en accusant l'Équateur d'avoir «illégalement mis fin à l'asile politique d'Assange, en violation du droit international» et d'avoir «invité» la police britannique dans l'enceinte de l'ambassade. De son côté, Moscou a rapidement réagi en accusant Londres d'«étrangler la liberté».

«violations répétées des protocoles»

Le président équatorien a défendu sur Twitter le retrait du statut d'asile à Julian Assange, une décision présentée comme «souveraine» et prise «après ses violations répétées des conventions internationales et des protocoles de la vie quotidienne». Le gouvernement du président Lenin Moreno a récemment dénoncé des atteintes répétées de la part de Julian Assange aux règles régissant ses conditions d'asile dans l'ambassade équatorienne.

Depuis octobre, Quito appliquait au fondateur australien de WikiLeaks un protocole qui régule notamment ses visites et ses communications à l'intérieur de la légation, et prévoyait aussi que son non-respect implique un retrait de l'asile. Julian Assange s'est réfugié dans l'ambassade en 2012 pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol, un dossier depuis classé. L'avocate de la femme qui accuse Julian Assange de viol a toutefois indiqué jeudi qu'elle allait demander au parquet la réouverture de l'enquête à la suite de cette arrestation.

«Plus de 10 millions de documents»

L'Australien de 47 ans, naturalisé équatorien en 2017, était sous le coup d'un mandat d'arrêt britannique pour violation de ses conditions de liberté surveillée. Ses soutiens redoutent avec cette arrestation qu'il soit extradé vers les États-Unis pour la publication en 2010 sur son site de milliers de documents confidentiels du département d'État et du Pentagone.

Julian Assange a fondé en 2006 WikiLeaks, qui s'est fait connaître du grand public trois ans plus tard avec la publication de centaines de milliers de messages de bipeurs envoyés aux États-Unis le 11 septembre 2001. L'ONG est ensuite allée crescendo dans ses révélations, publiant la vidéo d'une bavure de l'armée américaine en Irak, puis des milliers de documents militaires sur l'Afghanistan. Au total, le site revendique avoir publié «plus de 10 millions de documents» concernant la finance, le divertissement ou la politique.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Lanceur d'alerte le 11.04.2019 12:30 Report dénoncer ce commentaire

    Comme toujours, sale temps pour ceux qui osent diffuser la vérité! Courage à lui et merci à lui!

  • MC Murphy le 11.04.2019 12:49 Report dénoncer ce commentaire

    Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire... Triste monde !

  • DouCom le 11.04.2019 13:49 Report dénoncer ce commentaire

    «Personne n'est au-dessus des lois» au jour d'aujourd'hui on ose encore dire cette phrase? les dirigeants ce pays qui font de l'exploitation humaine, crime, impérialisme, j'en passe et des meilleures vomissent encore cette phrase? dommage que ''la'' dite justice ne juge pas tous ceux dont WikiLeaks ont dénoncé...et oui, il y a bien quelques uns au dessus des lois.

Les derniers commentaires

  • pep le 12.04.2019 07:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    S’il y a plainte pour viol en suede pourquoi l’extrader aux états unis?

  • foufou le 12.04.2019 07:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Qui a fait pression sur le gouvernement équatorien pour qu’il soit arrêté ???? ( T )

    • ouioui le 12.04.2019 11:59 Report dénoncer ce commentaire

      Cherches dans les news récentes : 10,2 milliards obtenus du FMI juste hier ...

  • HugoC le 11.04.2019 20:59 Report dénoncer ce commentaire

    Qu'est ce qui fait que l'Equateur a assisté la police brittanique à arrêter Julian Assange DANS l'ambassade? Le président actuel Lenine Moreno est issu du même parti politique (!!) que son prédécesseur Rafael Correa. Comment expliquer alors que Moreno met devant la porte de l'ambassade Julian Assange alors que Rafael Correa lui avait donné l'asyle? Est-ce que Moreno aurait fléchi devant une menace de lui planter un Guaido dans son pays?

    • HistoireRécente le 12.04.2019 08:55 Report dénoncer ce commentaire

      Plus vraiment : Correa et Moreno se sont fâchés très rapidement après l'élection de ce dernier. En outre, Moreno a décidé de virer de cap et mène désormais une politique libérale et conservatrice. Le changement de cap est venu sous l'influence des USA avec pression économique à la clef. De quoi envoyer paître droit d'asile et honneur de la parole donnée quand on est un homme sans morale.

  • Unicorn le 11.04.2019 17:45 Report dénoncer ce commentaire

    On le sait depuis longtemps, les britanniques, les anglais en particulier, et les américains ne se préoccupent guère du droit, dès qu'il s'agit de protéger le secret de leurs méthodes pour défendre leurs intérêts politico-économiques. Et le Luxembourg reste à leur côté, surement pas du côté de ceux qui informent le public. Et dire aussi qu'il vient de passer 7 ans quasi emprisonné à l'ambassade, car l'Equateur n'a cessé de contrarier ses communications et ses activités. Les pays qui se prétendent de droit viennent de prendre un sacré coup de crédibilité.

    • Fred le 11.04.2019 20:53 Report dénoncer ce commentaire

      @ Unicorn: Tu crois qu'en France c'est différent. Regarde ce qui arrive à un Français qui dévoile un sois disant "Secret Défense".

  • Rhââââkham le 11.04.2019 16:14 Report dénoncer ce commentaire

    Les pays européen et l'Europe elle-même regardent faire, qui plus est sur leur sol, sur notre sol. Quand on choisit mal ses amis on est condamné à ce déshonneur et demain, quand le centre de gravité du monde aura basculé à l'Est, nous serons les loosers à qui on jette les cacahuettes. Mais tout n'est pas perdu peut-être, sachez voter en âme et conscience d'ici quelques semaines, remerciez les gens qui nous gouvernent dans tous les pays.