À Londres

06 janvier 2021 12:32; Act: 06.01.2021 15:06 Print

Julian Assange maintenu en détention

La justice britannique a décidé ce mercredi de maintenir Julian Assange en détention, quelques jours après avoir refusé de l'extrader vers les États-Unis.

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Le fondateur de WikiLeaks reste incarcéré à Londres. (photo: AFP/Justin Tallis)

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Malgré son refus de l'extrader vers les États-Unis, la justice britannique a décidé mercredi de maintenir en détention le fondateur de WikiLeaks Julian Assange en attendant l'examen de l'appel formé par les États-Unis, qui veulent le juger pour la diffusion massive de documents confidentiels.

L'Australien de 49 ans, poursuivi notamment pour espionnage par la justice américaine, a remporté lundi une première victoire. Invoquant le risque de suicide du fondateur de WikiLeaks dans le système carcéral américain, la juge britannique Vanessa Baraitser a refusé son extradition vers les États-Unis. Dans la foulée de la décision, les autorités américaines ont notifié au tribunal leur intention de faire appel.

Jusqu'à 175 ans de prison

Mercredi, Vanessa Baraitser a estimé qu'il existe «des motifs sérieux de croire que si M. Assange était libéré aujourd'hui, il ne se rendrait pas au tribunal pour faire face à la procédure de recours». La représentante de l'accusation Clair Dobbin avait mis en évidence que Julian Assange a les «ressources» de prendre la fuite, mettant en avant l'offre d'asile politique faite par le Mexique. Un risque écarté par l'avocat de Julian Assange, Edward Fitzgerald, qui a plaidé que son client a «toutes les raisons» de ne pas se soustraire à la justice britannique qui a tranché en sa faveur lundi.

Julian Assange a été arrêté par la police britannique en avril 2019 après avoir passé sept ans reclus à l'ambassade d'Équateur à Londres, où il s'était réfugié alors qu'il était en liberté sous caution. Il craignait une extradition vers les États-Unis ou la Suède, où il a fait l'objet de poursuites pour viol qui ont depuis été abandonnées.

L'Australien, soutenu par nombre d'organisations de défense de la liberté de la presse, risque aux États-Unis 175 ans de prison pour avoir diffusé, à partir de 2010, plus de 700 000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

(L'essentiel/afp)