Présidence de la Commission

25 juin 2014 16:41; Act: 25.06.2014 17:21 Print

Juncker devrait (enfin) être nommé vendredi

Les dirigeants européens sont désormais décidés à imposer la candidature du Luxembourgeois à la présidence de la Commission, le Premier ministre britannique se retrouve sans plus aucun soutien.

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La bataille autour de la nomination de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne a été clôturée par le choix d'Angela Merkel. (photo: AFP)

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David Cameron avait menacé mardi de demander un vote si ses partenaires «cherchent à procéder à la nomination de Jean-Claude Juncker». La chancelière Angela Merkel l'a pris au mot mercredi. «Nous avons besoin d'une majorité qualifiée, a-t-elle expliqué devant les députés allemands du Bundestag. C'est exactement ce qui est prévu dans les traités. Ce ne serait donc pas un drame si on avait seulement une majorité qualifiée». La décision est rude et sans appel. Le vote aura lieu, car les partenaires du Royaume-Uni n'entendent pas modifier les règles pour satisfaire David Cameron ni retarder le calendrier, afin d'éviter un conflit avec le Parlement européen.

Le Premier ministre britannique sera battu vendredi. Pour bloquer la majorité qualifiée, il doit réunir 92 voix. Or, ses alliés l'ont lâché les uns après les autres. Le Suédois Fredrik Reinfeldt a annoncé mercredi être désormais favorable à la nomination de M. Juncker, après avoir organisé il y a deux semaines une réunion anti-Juncker à Harpsund. Autre conjuré, le Premier ministre néerlandais, le libéral Mark Rutte, s'est rallié peu après. Seul leur homologue hongrois Viktor Orban se déclare encore farouchement opposé à la nomination de l'ancien Premier ministre luxembourgeois. Les procédures seront donc respectées. Et après sa désignation vendredi par les dirigeants européens, la candidature de Jean-Claude Juncker sera soumise au vote lors de la seconde session du Parlement européen, du 14 au 17 juillet. Il devra réunir au moins 376 voix pour être élu.

Discussions reportées sur d'autres nominations

Le sommet européen se déroulera en deux temps et en deux lieux. Les chefs d’État et de gouvernement se rendront jeudi à Ypres, cité belge martyre et ville symbole, pour rendre hommage aux morts de la Grande Guerre. Ils se retrouveront pour un dîner de travail avant de regagner Bruxelles pour la seconde journée de leurs travaux. «Ce sommet sera riche en émotion, en événements, en substance et en conséquences», a commenté mercredi un responsable européen. La présidence de la Commission européenne ne sera officiellement discutée que vendredi. Et il n'est plus question de la lier aux autres postes à pourvoir, a annoncé ce responsable.

Les nominations pour la présidence du Conseil, le responsable du service diplomatique et la présidence de l'Eurogroupe «seront discutées ultérieurement», a-t-il expliqué. Un sommet extraordinaire pourrait être organisé à cette fin à la mi-juillet, a indiqué une autre source européenne. La date du 16 juillet, pendant la session du Parlement européen, est de plus en plus évoquée, mais n'a pas encore été confirmée. Le dîner de jeudi à Ypres sera consacré au programme de travail pour la Commission européenne. Le président du Conseil, Herman Van Rompuy, a reçu plusieurs contributions, notamment de la France et de l'Italie, dont il assure avoir tenu compte dans son projet remis mardi aux capitales.

Les discussions s'annoncent difficiles, car le président français François Hollande et le chef du gouvernement italien Matteo Renzi réclament une modification de la politique économique et budgétaire menée jusqu'à présent et une plus grande souplesse dans l'application des règles pour le déficit et la dette publique. Le président sortant de la Commission, José Manuel Barroso, a défendu son action mercredi. Grâce à la flexibilité existant déjà dans le Pacte de stabilité et de croissance, plusieurs pays, notamment la France, ont obtenu des délais afin de ramener leurs déficits publics dans les limites européennes, sous la barre des 3% du PIB, a-t-il rappelé. Angela Merkel a pour sa part répété mercredi son refus de modifier le Pacte. «Il fixe des règles claires et offre une multitude de possibilités de flexibilité», a-t-elle affirmé. Une position a priori sans appel.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Quizzy le 25.06.2014 21:06 Report dénoncer ce commentaire

    Cameron va manger son chapeau, mais attention un chapeau melon...

  • aigorleo le 26.06.2014 08:26 Report dénoncer ce commentaire

    Combien d'argent promis à ces pays qui maintenant le soutiennent? La grosse blague appelée démocracie...et après ils s'étonnent que même la plus grande partie du peuple ne vote plus

  • Smith w le 25.06.2014 17:36 Report dénoncer ce commentaire

    Il est content le Jean-Claude, il va avoir droit à son nouveau jouet, s'il a les mêmes résultats qu'à luxembourg il faudra un grand bateau pour aller vers le nouveau monde

Les derniers commentaires

  • aigorleo le 26.06.2014 08:26 Report dénoncer ce commentaire

    Combien d'argent promis à ces pays qui maintenant le soutiennent? La grosse blague appelée démocracie...et après ils s'étonnent que même la plus grande partie du peuple ne vote plus

  • Patrick D. le 26.06.2014 08:23 Report dénoncer ce commentaire

    M. Cameron n'a peut-être plus de soutiens, mais il a obtenu que le secrétaire général de la Commission, personne extrêmement puissante et en place plus longtemps que les membres de la Commission, soit britannique. Le perdant n'est donc probablement pas celui que l'on pense.......

    • marie ange le 26.06.2014 09:42 Report dénoncer ce commentaire

      êtes vous sur de ce que vous écrivez ?

    • Patrick D. le 27.06.2014 11:51 Report dénoncer ce commentaire

      Lu entre autres sur le site : "Le premier ministre britannique remet en question jusqu'au caractère démocratique de l'élection européenne. Pour mieux revendiquer des postes majeurs au sein de la future Commission. Il souhaite qu’Andrew Lansley, le futur commissaire britannique, obtienne la vice-présidence de l'exécutif européen. Celui-ci pourrait alors superviser un groupe de commissaires qui comprendrait le marché intérieur, la concurrence et l'énergie. En outre, Londres exige que le poste de secrétaire général de la Commission soit remis à un autre ressortissant britannique."

  • Mil160 le 25.06.2014 23:37 Report dénoncer ce commentaire

    S'oppose avec le JOBBIK qui lui dicte quoi et comment faire. Le JOBBIK tient pratiquement tous les comitats et les mairies en Hongrie. Revenant des Balkans l'Hongrie avec notre Fric des impôts n'a pas évolué, elle est en nette régression route etc D'acc; on voit des Porsches Ferrari etc mais aux mains de la Mafia Puis les étrangers qui s'y installent dont on voit les Enseignes doivent payés à Orban et au JOBBIK.

  • ndc le 25.06.2014 22:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Enfin. Félicitation Mr. Junker. J'en connais un qui doit se manger les angles jusqu'à la chair pendant son tea time.;)

  • Quizzy le 25.06.2014 21:06 Report dénoncer ce commentaire

    Cameron va manger son chapeau, mais attention un chapeau melon...