À Barcelone

30 mars 2019 20:38; Act: 30.03.2019 20:41 Print

«L'Espagne ne se résigne pas à ce qu'on la détruise»

Le groupe d'extrême droite Vox, qui veut garder la Catalogne dans l'Espagne, a été entouré par les indépendantistes.

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Ils ont fait cinq blessés et sept personnes ont été arrêtées.

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A quatre semaines des législatives en Espagne, des heurts ont éclaté samedi à Barcelone autour d'un rassemblement de l'extrême droite entouré de manifestants pro-indépendance. Ils ont fait cinq blessés et sept personnes ont été arrêtées, selon une source policière. Le mouvement d'extrême droite Vox, défenseur farouche de l'unité espagnole et donc du maintien de la Catalogne dans l'Espagne, avait rassemblé sur la Place d'Espagne plusieurs milliers de personnes (5 000 selon la police). Objectif: «défendre jusqu'au bout l'Espagne unie», selon son dirigeant Santiago Abascal.

Mais plusieurs groupes indépendantistes radicaux avaient appelé leurs partisans à manifester autour du rassemblement de Vox, pour «protester contre le fascisme». Lorsque la police a tenté d'empêcher ces quelque 300 manifestants de s'approcher, ceux-ci, dont beaucoup portaient des cagoules, ont improvisé une barricade avec des barrières et des poubelles en feu et s'en sont pris aux policiers, leur lançant des pierres ou des bouteilles, selon la police.

«L'Espagne ne se résigne pas à ce qu'on la détruise», a encore clamé devant ses sympathisants Santiago Abascal, qui espère bien entrer au Parlement à la suite des élections législatives du 28 avril. «Nous n'accepterons que la défaite et la capitulation du séparatisme, sans aucune négociation», a-t-il ajouté.

Vox s'est trouvé ces derniers mois une tribune permanente en s'octroyant - en toute légalité - un rôle d'accusateur tonitruant au procès des indépendantistes catalans: une particularité de l'ordre juridique espagnol dénoncée par les séparatistes et qui embarrasse Madrid.

D'autant que Vox, qui ambitionne également d'entrer au parlement européen aux élections de mai, a également réussi à s'installer pour la première fois dans un parlement régional, en Andalousie. Le candidat du Parti populaire (PP, droite) n'a pu être investi à la tête de la région qu'avec les voix de la formation d'extrême droite.

(L'essentiel/ats)