Crise politique

25 août 2019 11:37; Act: 25.08.2019 11:48 Print

L'Italie se cherche toujours une direction

Le président italien Sergio Mattarella a exigé que les partis politiques s'entendent avant lundi soir pour sortir de la crise. Des élections anticipées sont possibles.

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Giuseppe Conte, actuellement au G7, suit les évolutions de la crise politique dans son pays. (photo: AFP/Bertrand Guay)

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Cette fois sera-t-elle la bonne? Le président italien convoque de nouveau les formations politiques pour des consultations mardi, au terme desquelles il pourrait enfin annoncer la formation d'un gouvernement et le nom d'un Premier ministre. Sergio Mattarella, le maître des horloges, veut aller vite et éviter de prolonger l'instabilité politique: il a exigé une décision des partis pour lundi soir au plus tard, indiquent les journalistes experts en décryptage présidentiel dimanche. Si aucune majorité solide n'émerge, il convoquera des élections anticipées, pour le 10 novembre.

Les tractations vont bon train entre le Parti démocrate (PD, centre gauche) et le Mouvement 5 Étoiles (M5S, anti-système) pour essayer de former une nouvelle majorité, en remplacement de l'alliance populiste qu'a torpillée le 8 août le chef de la Ligue (extrême droite) Matteo Salvini. Le PD apparaît résolu à avancer. «Sur les points de programme proposés, nous sommes ouverts à tout type de discussion», a déclaré son chef Nicola Zingaretti. Les deux camps convergent sur la réduction du nombre de parlementaires (ramenés à 600 contre près de 950), un programme économique attentif aux plus faibles et respectueux de l'environnement.

Salvini tente de revenir

Mais au sein du Mouvement Cinq Étoiles, fondé sur le rejet de la vieille classe politique, et traversé de courants droitiers, eurosceptiques ou marqués à gauche, les dissensions sont fortes. Impossible toutefois d'imaginer un gouvernement sans le M5S qui, même en perte de vitesse, reste le premier parti au Parlement depuis les législatives de 2018 (32% des voix). Selon les médias, le chef du M5S Luigi Di Maio exige le maintien, à la tête d'une coalition, du chef de gouvernement sortant Giuseppe Conte. Une condition indigeste pour M. Zingaretti qui réclame «un changement de cap».

Selon les politologues, M. Conte, populaire en Italie, est sorti grandi de la crise avec M. Salvini qu'il a traité au Sénat «d'irresponsable» avant de démissionner avec panache le 20 août. Le président du Conseil européen Donald Tusk a rendu hommage au Premier ministre: «Il a toujours défendu les intérêts de l'Italie. C'est l'un des meilleurs exemples de responsabilité et loyauté». Pendant ce temps à Rome, Matteo Salvini a joué les trouble-fêtes en proposant aux Cinq Étoiles une réconciliation de dernière minute et un gouvernement dirigé par M. Di Maio: «Je ferai tout pour empêcher un gouvernement PD-M5S», a-t-il dit.

(L'essentiel/afp)

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