Diplomatie

29 juin 2018 06:58; Act: 29.06.2018 10:59 Print

L'UE a fini par trouver un accord sur les migrants

Après deux semaines de bras de fer diplomatique, les dirigeants des 28 pays de l'Union européenne ont signé un accord, vendredi matin, sur les questions migratoires.

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Le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel, ici avec son homologue suédois Stefan Lofven, a participé au sommet. (photo: AFP/Aris Oikonomou)

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Les 28 dirigeants de l'UE ont trouvé un accord vendredi, au petit matin, sur les migrations lors d'un sommet tendu à Bruxelles. «Les dirigeants de l'UE28 se sont accordés sur les conclusions du sommet, y compris la migration», a annoncé sur Twitter le président du Conseil européen, Donald Tusk, à 4h30, après des tractations marathon entamées la veille en début de soirée.

Les détails de l'accord n'ont pas été précisés dans l'immédiat. «C'est la coopération européenne qui l'a emporté», s'est aussitôt félicité le président français, Emmanuel Macron, devant la presse, jugeant que «la solidarité que nous devons aux pays de première entrée a été actée». C'est «un très bon compromis», s'est réjoui le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki: «Il y a des déclarations sur des relocalisations (NDLR: répartition de demandeurs d'asile) sur une base volontaire et elles sont basées sur le consensus». «L'Italie n'est plus seule», s'est réjoui le chef du gouvernement populiste italien, Giuseppe Conte, qui avait fait monter la pression sur ses partenaires européens.

Propositions franco-italiennes

L'Italie avait montré qu'elle ne donnerait son accord à aucun texte commun du sommet si elle n'obtenait pas ce qu'elle voulait sur les migrations. «Nous attendons des actes», avait d'emblée déclaré M. Conte, reprochant à ses voisins d'avoir trop longtemps laissé l'Italie gérer seule les arrivées de migrants. Des tractations s'étaient ensuite engagées, sur la base notamment de propositions préparées par M. Conte avec le président français Emmanuel Macron.

Les propositions franco-italiennes qui ont alimenté les débats entre dirigeants européens portaient notamment sur la création de «centres contrôlés» dans des pays européens volontaires, où seraient débarqués les migrants arrivant dans les eaux européennes. Les tensions au Conseil européen à Bruxelles sont venues ponctuer deux semaines de bras de fer diplomatique autour de navires transportant des migrants secourus en Méditerranée, auxquels Rome a refusé l'accostage. Le sommet a également lieu sur fond de fragilité inédite de la chancelière allemande, Angela Merkel.

(L'essentiel/afp)