Négociations post-Brexit

26 février 2020 17:31; Act: 26.02.2020 17:47 Print

L'UE s'inquiète des positions britanniques

Dans le cadre des discussions d'après Brexit, le négociateur européen Michel Barnier a exprimé mercredi ses inquiétudes par rapport à la stratégie britannique.

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Michel Barnier, ici avec Ursula von der Leyen, espère toujours que l'UE trouvera un bon accord avec Londres à l'issue de la période de transition. (photo: AFP/Frederick Florin)

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Le négociateur de l'Union européenne, Michel Barnier, a fait part mercredi de ses «inquiétudes» après de récentes déclarations britanniques sur la future relation entre l'UE et le Royaume-Uni. «J'écoute les discours britanniques, ceux du Premier ministre et d'autres ministres, je lis des textes comme ce qu'on appelle la déclaration ministérielle du Royaume-Uni, et je vois une distanciation dans ces textes et ces discours par rapport aux engagements pris», a-t-il indiqué, lors d'une intervention au Parlement européen.

Le Français estime observer un écart à la fois du point de vue de l'accord de retrait, qui énonce les conditions du divorce, en particulier sur «la bonne application de cet accord pour l'Irlande», mais aussi envers la déclaration politique qui accompagne le traité. Dans ce texte non-contraignant, «le Premier ministre lui-même s'est engagé à éviter avec nous toute forme de concurrence déloyale, de distorsion», a rappelé M. Barnier. «Notre souci, c'est que ce texte de la déclaration politique soit respecté et traduit conformément à son esprit et à sa lettre dans un texte juridique», a-t-il insisté.

Michel Barnier a réitéré la position européenne, qui insiste pour que le Royaume-Uni se dote de «règles de base» garantissant une concurrence loyale. Personne ne conteste au Royaume-Uni le droit de fixer ses propres règles, a-t-il affirmé, mais s'accorder sur des normes standards au sujet de l'environnement, du droit du travail, des taxes ou des aides d'État «est une question de pragmatisme». Toutefois, les 27 sont «aussi, de manière lucide, conduits à être préparés à toutes les options, y compris celle où nous n'aurions pas d'accord à la fin de l'année» et où tous les changements induits par le Brexit, comme l'instauration de contrôles aux frontières, «se verraient renforcés par d'autres frictions, des taxes et des quotas», a prévenu Michel Barnier.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Motmot le 26.02.2020 19:03 Report dénoncer ce commentaire

    Brexit exécuté. Une période d'un an pour se faire la main, puis, faudra pas que l'europe ou les britishs viennent pleurer après... Pourquoi une concurrence loyale? Juste un exemple que tout le monde pourrait comprendre sans entrer dans des millions de détails, si demain en UK on décide de passer la TVA à 5%, l'europe n'a plus rien à dire ni faire, sauf de s'aligner. Pourquoi aux USA la TVA est de 0 à 10% max suivant états, et ici 17 à 25%??? La goinfrerie européenne est oui elle-seule responsable de bien des maux et du malaise économique européens au détriment de l'emploi...

  • orange le 26.02.2020 18:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On parle seulement des 23 milliards que les Britanniques payaient par an à l’UE et qui manqueront lourdement dans le budget européen , c’est certain . Mais qu’en est-il des sommes qu’ils devraient rembourser après avoir quitté l’UE ? Plus personne en parle ...

  • Phi le 26.02.2020 18:39 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Les Britanniques ne sont pas bêtes et Boris de rapelle comment quelque un l‘on traité et nommé , les incapables de L‘EU ne dictent plus rien au UK.

Les derniers commentaires

  • Hervé60 le 27.02.2020 13:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Ah bon ! Quelles avantages ?

  • zHARO le 27.02.2020 13:21 Report dénoncer ce commentaire

    "texte non-contraignant" est pour cause nous ils ne sont plus dans l'EU. Les taxes, je doutes que cette menace effraye ce pays massivement importateur. Quand au passeport bancaire, ils ne quittent pas l'EU, pour rien. Je ne crois crois pas qu'un membre fondateur du G7 va restreindre son marcher à un autre membre, alors que dans le même temps des accords de lire échanges sont signés à tout-va.

  • Cameron le 27.02.2020 10:04 Report dénoncer ce commentaire

    On risque de devoir imposer un blocus à la Grande-Bretagne.

    • Lola Perrein le 27.02.2020 14:50 Report dénoncer ce commentaire

      Pourquoi pas ? De toute façon ils le méritent.

  • Le Catalan le 27.02.2020 08:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Accord non contraignant et il s'étonne qu'il ne soit pas respectés ? !

  • foufou le 27.02.2020 06:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Rira bien qui rira le dernier.. je ne pense pas que ce soit UK.