Belges morts en Suisse

18 juin 2019 17:42; Act: 19.06.2019 09:05 Print

«La femme avait toujours cet air si triste»

Un couple belge et son fils de 13 ans ont été retrouvés morts dans leur maison lundi soir en Suisse. Discrets, ils laissent derrière eux beaucoup de questions.

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Ils avaient tout pour eux. De l'argent et une famille apparemment unie. Mais soudain, tout s'est arrêté dans cette cossue villa d'Apples, bourgade proche du lac Léman, dans l'ouest de la Suisse. À la suite de l'appel d'un voisin inquiet de ne pas voir de mouvement depuis plusieurs jours dans la maison, la police a découvert lundi soir les corps de Michaël V., son épouse Agnès et leur adolescent de 13 ans, Ryan.

La piste du drame familial est privilégiée par les forces de l'ordre. Selon nos informations, il n'y a pas eu de signe de vie depuis jeudi soir. «Le linge est resté étendu dehors plusieurs jours, raconte une voisine. Même pendant le gros orage de samedi, rien n'a bougé. On s'est dit que quelque chose clochait». Difficile de savoir ce qu'il s'est passé derrière ces murs. Dans le voisinage, personne ne semble avoir entendu de cri, ni de coup de feu. «À ce stade de l'enquête, il n'y a pas de notion d'armes à feu», confirme le porte-parole de la police cantonale. Les investigations se poursuivent.

«La nouvelle a secoué pas mal de monde»

Arrivés dans le quartier il a environ un an, les Belges se sont fait remarquer par leur train de vie. «Ils ont notamment deux Porsche, souffle un voisin. Dès qu'ils avaient du temps libre, ils partaient sur la route». Mais c'est surtout leur discrétion qui fait parler dans la zone résidentielle. «Ils étaient très réservés, évoque une voisine directe. C'est à peine s'ils répondaient quand on leur disait bonjour. Et Madame avait toujours cet air si triste...».

Ancien manager chez Merck, Michaël travaillait depuis un an comme cadre dans le secteur pharmaceutique. Son épouse depuis 1996 était mère au foyer. Sur ses publications Facebook, la famille semblait nager dans le bonheur. «Je ne les connaissais pas en personne, mais la nouvelle a secoué pas mal de monde, évoque la syndique d'Apples (l'équivalent de la bourgmestre dans cette partie de la Suisse) Marie Christine Gilliéron. Surtout à l'école, où le garçon était scolarisé». Ce mardi, devant la maison, le linge était toujours étendu dehors. Et le voisinage sans voix.

(L'essentiel/xfz/frb/ats)