En Suède

04 septembre 2015 09:03; Act: 04.09.2015 09:34 Print

La mort d'Aylan fait fondre en larmes une ministre

Margot Wallström, ministre des Affaires étrangères suédoise, a montré sa grande émotion à la vue de la photo d'un petit réfugié mort sur une plage turque.

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La ministre des Affaires étrangères suédoise, Margot Wallström, a essuyé des larmes lors d'un débat à la télévision, jeudi soir, à la vue de la photo du petit Aylan Kurdi, enfant syrien échoué sur une plage turque. Margot Wallström était interrogée sur la chaîne publique SVT, qui, lors d'une soirée spéciale sur le drame des réfugiés, a diffusé un reportage sur cette image qui a bouleversé le monde entier. Après des extraits d'un entretien radiophonique avec le père de cet enfant de trois ans noyé dans la Méditerranée, le présentateur a demandé à la ministre sur le plateau ce qu'elle ressentait.

«Cette image nous a fait quelque chose»

«Je pense que cette image nous a fait quelque chose, à nous tous autant que nous sommes. Parce que c'est devenu un visage et un nom, et une histoire. Pas seulement des bateaux avec des foules de réfugiés, mais l'horreur», a-t-elle répondu, en séchant quelques larmes. «Ça a du moins imposé une exigence qui est que maintenant nous devons agir pour lui, et pour tous les autres. C'est aussi une forme de deuil et c'est une colère de voir que ça se passe ainsi, que ça continue. Parce qu'avant c'étaient de grands nombres et c'étaient des bateaux, des gens qui en quelque sorte n'avaient pas de visage», a-t-elle poursuivi.

La sociale-démocrate a affirmé qu'elle militerait pour que d'autres pays européens fassent un effort comparable à celui de la Suède dans l'accueil des réfugiés. «D'autres pays de l'UE doivent se joindre à nous et prendre leurs responsabilités. Nous ne pouvons pas assumer toute la responsabilité», a-t-elle souligné. Le père d'Aylan a raconté jeudi comment ses fils de trois et cinq ans ainsi que leur mère avaient péri, avec neuf autres réfugiés syriens, dans le naufrage de leur embarcation en pleine nuit alors qu'ils tentaient de rallier l'île grecque de Kos, porte d'entrée vers l'Union européenne.

(L'essentiel/AFP)