Organisation criminelle

03 octobre 2013 10:26; Act: 03.10.2013 11:16 Print

Le chef d'Aube dorée placé en détention

Le chef du parti néonazi grec, Nikos Michaloliakos, a été placé en détention provisoire, jeudi, après une longue déposition devant un juge à Athènes.

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Le dirigeant du part néonazi «Aube dorée», le député Nikos Michaloliakos, âgé de 56 ans, n'a jamais caché son admiration pour les colonels dictateurs grecs des années 1960. Il tient les rênes du parti depuis 1980. Mais le vent tourne, et depuis ce jeudi il est officiellement accusé de diriger une organisation criminelle. Les médias grecs ont précisé que les magistrats avaient également décidé de maintenir en détention un dirigeant local d'Aube dorée, accusé d'être impliqué dans le meurtre, le 18 septembre, d'un musicien antifasciste par un membre du parti.

Mercredi, quatre députés du parti d'extrême droite avaient été inculpés d'appartenance «à une organisation criminelle». Trois d'entre eux ont bénéficié d'une liberté conditionnelle, tandis que le quatrième, Yannis Lagos, a été placé en détention provisoire. Ce dernier est, lui aussi, mis en cause dans le meurtre du musicien antifasciste Pavlos Fyssas, dans une banlieue près d'Athènes.

Six des 18 députés du parti arrêtés

Le drame a bouleversé la Grèce, poussant les autorités à passer à l'offensive pour la première fois contre Aube dorée (Chryssi Avghi), qui a multiplié dans une quasi-impunité ces dernières années des actes de violence contre migrants et militants de gauche. Les mises en liberté conditionnelles ont surpris les observateurs, qui tablaient plutôt sur une incarcération préventive de tous les parlementaires, dans l'attente de leur procès.

Inculpés mais toujours détenteurs de leur mandat de députés, dont ils ne peuvent être privés qu'après une condamnation définitive, les parlementaires remis en liberté ont nié mercredi les accusations et dénoncé une «conspiration politique» à l'encontre du parti. Au total, six des 18 députés du parti avaient été arrêtés le week-end dernier dans un vaste coup de filet de la police antiterroriste, dont Nikos Michaloliakos, et son adjoint Christos Pappas, lequel déposera jeudi.