Terrorisme

03 août 2021 23:02; Act: 04.08.2021 11:40 Print

Le jihadiste de Londres disait vouloir tuer la reine

Un rapport révèle mardi que l’homme qui avait blessé deux personnes en 2020 dans une rue de la capitale britannique voulait s’en prendre à Elizabeth II.

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L’auteur de l’attaque au couteau, en février 2020 à Londres, avait raconté lors d’un séjour en prison avant l’agression qu’il voulait s’en prendre à la reine Elizabeth II, révèle un rapport rendu public mardi. (photo: AFP)

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L’auteur d’une attaque jihadiste au couteau début 2020 à Londres, tué par la police, s’était illustré peu de temps auparavant en prison par sa radicalité et avait exprimé son désir de «tuer la reine», selon un rapport rendu public mardi devant la justice.

Depuis lundi se tient devant la Haute Cour de Londres une audience dans la procédure d’enquête ouverte au sujet de l’attaque perpétrée le 2 février 2020 par Sudesh Amman.

Portant un gilet explosif factice, l’assaillant avait blessé deux personnes au couteau dans une rue commerçante du quartier londonien de Streatham. Une troisième personne avait été blessée par un éclat de verre provoqué par un tir des forces de l’ordre.

Libéré de prison moins de deux semaines avant l’attaque

Condamné pour possession et distribution de documents jihadistes à 40 mois de prison, il avait été libéré de prison moins de deux semaines plus tôt après avoir effectué la moitié de sa peine.

Selon des rapports de l’administration pénitentiaire, son comportement était devenu de plus en plus violent pendant sa détention à la prison de haute sécurité de Belmarsh. Un rapport évoqué mardi à l’audience précise qu’il avait crié, entre autres, «Cet endroit est plein de non-croyants!» ou encore «Tout le monde ici se ralliera sous le drapeau noir» du groupe État islamique (EI).

Il faisait également part de «convictions extrémistes comprenant notamment un désir de tuer la reine, devenir auteur d’un attentat suicide et rejoindre l’EI».

Lors de son séjour derrière les barreaux, il avait côtoyé des détenus mis en cause pour des infractions terroristes, comme le frère de l’auteur de l’attentat-suicide de Manchester qui avait fait 22 morts en 2017 à la sortie d’un concert de la pop star Ariana Grande.

Fier d’être le plus jeune condamné pour terrorisme

Selon un responsable de la police londonienne, Luke Williams, il «semblait fier d’être le plus jeune condamné pour terrorisme à Belmarsh et ne semblait éprouver aucun remords». Des renseignements des autorités pénitentiaires le mettaient également en cause dans la radicalisation d’autres détenus.

Sudesh Amman était jugé tellement dangereux après sa sortie de prison qu’il était surveillé de près par des policiers armés, ce qui a permis de le neutraliser environ une minute après le début de l’attaque.

Celle-ci était intervenue peu de temps après la mort fin 2019 de deux personnes, tuées par un homme condamné pour terrorisme près de London Bridge, ce qui avait conduit le gouvernement à faire adopter une loi destinée à empêcher les libérations automatiques.

(L'essentiel/AFP)