Polémique à Londres

02 septembre 2018 15:51; Act: 02.09.2018 15:58 Print

Le Labour Party accusé d'antisémitisme

Depuis quelques semaines, le parti travailliste britannique est accusé d'antisémitisme. Certains ont claqué la porte et l'ancien Premier ministre Gordon Brown a réagi.

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Jeremy Corbyn doit répondre à une polémique qui enfle au sein de son parti. (photo: AFP/ho)

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Un ancien Premier ministre britannique, le travailliste Gordon Brown, a appelé dimanche sa formation politique, accusée d'antisémitisme, à «effacer cette tâche». Le parti travailliste, principal parti d'opposition en Grande-Bretagne, a fait l'objet de vives critiques, notamment après avoir refusé d'adopter certains éléments de la définition de l'antisémitisme établie par l'Alliance internationale pour le souvenir de l'Holocauste (IHRA).

Le code de conduite adopté mi-juillet par le parti précise que «l'antisémitisme est une forme de racisme» mais omet de citer des comportements considérés comme discriminatoires, de crainte que cela l'empêche de critiquer Israël. Mais pour Gordon Brown, le parti devrait adopter cette définition dans son entièreté, de façon «unanime, immédiate et sans équivoque». L'antisémitisme est «un problème réel et présent et une chose à laquelle on doit s'attaquer», a déclaré l'ancien Premier ministre au Jewish Labour Movement, une organisation affiliée au parti travailliste soutenant les membres de la communauté juive.

Le leader du parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a reconnu début août que sa formation avait un «réel problème» d'antisémitisme. «Éliminer l'antisémitisme du parti et restaurer la confiance sont nos priorités», avait-il assuré. Mais cela n'avait pas empêché la polémique de gonfler, le député Frank Field, vétéran de la politique, claquant la porte du parti jeudi en invoquant l'antisémitisme de la formation.

(L'essentiel/afp)