Herman Van Rompuy

25 avril 2012 15:15; Act: 27.04.2012 16:19 Print

Le populisme «menace» la libre circulation

Le président de l'Union européenne a dénoncé mercredi la menace que fait peser la montée de l'extrême droite sur les libertés des citoyens européens.

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M. Van Rompuy: «Malheureusement, les vents du populisme menacent une des grandes réalisations de l'intégration européenne: la libre circulation des personnes au sein de l'UE». (photo: Twitter/dr)

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«Malheureusement, les vents du populisme menacent une des grandes réalisations de l'intégration européenne: la libre circulation des personnes au sein de l'UE», a-t-il déploré dans un message publié sur son compte Twitter. M. Van Rompuy a exprimé sa préoccupation pendant une visite officielle en Roumanie, dont l'adhésion à l'espace Schengen est bloquée par le gouvernement néerlandais sous la pression du parti populiste d'extrême droite PVV de Geert Wilders.

Lors d'un discours devant le Parlement roumain, M. Van Rompuy s'est félicité des mesures prises par Bucarest pour renforcer le contrôle des frontières, dans le cadre de ses démarches en vue d'intégrer cet espace de libre circulation. «Cela permettra à la Roumanie de devenir une porte d'entrée sure dans l'espace Schengen», a-t-il souligné. «Je suis conscient du fait que le contrôle des frontière exige des investissements et des moyens substantiels et que cela n'est pas toujours facile en ces temps de contraintes budgétaires», a assuré M. Van Rompuy.

Rétablissement des contrôles aux frontières demandé par Paris et Berlin

Le président roumain Traian Basescu a de son côté remercié le président de l'UE pour son «soutien en faveur de l'adoption en septembre d'une décision sur l'entrée de la Roumanie dans Schengen». L'espace Schengen permet aux ressortissants de ses 26 membres (22 pays de l'UE plus l'Islande, la Norvège la Suisse et le Liechtenstein) de circuler librement sans contrôles frontaliers. Cinq pays de l'UE n'en sont pas membres: Royaume-Uni, Irlande, Chypre, Roumanie et Bulgarie.

Mais cette liberté est remise en question par la France et l'Allemagne qui demandent à leurs partenaires d'accepter de rétablir des contrôles aux frontières nationales pendant un mois en cas de défaillance à une frontière extérieure de l'espace Schengen et de prolonger cette mesure si nécessaire.

La proposition franco-allemande «sent très mauvais», selon Asselborn

Lancé à la conquête des suffrages de l'extrême droite, le chef de l’État français Nicolas Sarkozy se montre très pressant sur cette demande. «Les Français ne veulent plus d'une Europe passoire. C'est le message que j'ai entendu», a-t-il affirmé lundi, au lendemain du premier tour marqué par un score très élevé de la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen. «Si l'Europe ne peut pas défendre ses frontières, la France le fera», a-t-il martelé. «L'Europe qui ne maîtrise pas ses flux migratoires, c'est fini», a-t-il lancé au cours d'une réunion électorale. Le ministre français de l'Intérieur, Claude Guéant, devait défendre cette position jeudi lors d'une réunion avec ses homologues de l'UE à Luxembourg.

L'Allemagne soutient cette demande exprimée dans une lettre commune cosignée par le ministre allemand de l'Intérieur, Hans-Peter Friedrich. Mais cette volonté affichée par Nicolas Sarkozy de forcer ses partenaires à accepter ses demandes a raidi certains d'entre eux et les premières réactions pourraient être assez négatives, jeudi, à Luxembourg. La proposition franco-allemande sur Schengen «sent très mauvais», a ainsi estimé le chef de la diplomatie du Luxembourg, Jean Asselborn, dans un entretien à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

«Les dirigeants européens devraient faire preuve de leadership au lieu de chercher à flatter ces forces d'extrême droite», répète pour sa part la commissaire chargée des Affaires intérieures, Cecilia Malmström. La demande franco-allemande n'est pas nouvelle. Le débat sur la réforme de Schengen a commencé en mars 2011, à l'initiative de la France. «La Commission a présenté des propositions, qui jusqu'à présent étaient rejetées par le gouvernement français», souligne l'exécutif bruxellois.

(L'essentiel Online/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Aris le 27.04.2012 09:34 Report dénoncer ce commentaire

    Le populisme est un type de discours politique critiquant les élites et prônant le recours au peuple. Ayo! Pas étonnant que "l'élite" n'en veuille pas.

  • marie-ange le 26.04.2012 22:50 Report dénoncer ce commentaire

    que l'on parle la même langue que les politiques, eux ne s'en font pas, gros salaires à vie, voiture et garde du corps et ce sont les contribuables qui paient, c'est à dire nous ! Plus les extra-communautaires qui ont une dixaine d'enfants,plus ceux qui sont en prisonpour trafic de drogue devant les écoles et tout le reste,c'est nous qui payons!

  • richard le 26.04.2012 06:43 Report dénoncer ce commentaire

    de l europe ouvre enfin la bouche ? silence sur tous les problemes graves, et le vla avec un probleme d intendance ? on croit rever: rompouille et ashtonn, les deux salaires perdus de l union .................

Les derniers commentaires

  • Eric le 01.05.2012 19:00 Report dénoncer ce commentaire

    Ce méchant "populisme" n'est qu'un retour au concept de la nation qui existe depuis le 13e siècle et qui est le seul capable d'assurer la prospérité et sécurité de ses citoyens. La prospérité à l'européenne (finances de la Grèce, Espagne, Italie et futurs candidats) et la sécurité à l'européenne (à la frontière-passoire greco-turque ou à Lampedusa) - NON MERCI, je préfère être un méchant populiste

    • Athos le 02.05.2012 10:20 Report dénoncer ce commentaire

      Mais n'oubliez pas une chose, le populisme vise aussi à fermer ses frontières au tourisme. Et où irez vous passer vos vacances? Dans les Ardennes avec la pluie? D'un autre côté il est vrai qu'un vrai populiste ne quitte jamais son pays, pas pour les vacances, pas pour les achats et pas pour le travail.

    • Eric le 02.05.2012 12:57 Report dénoncer ce commentaire

      La Suisse n'est pas membre de l'UE, pas membre de la zone euro, et donc un "méchant populiste" dans les yeux des europhiles, mais on peut très bien y aller pour passer ses vacances. Franchement, je ne vois vraiment pas le rapport. Il est même possible de visiter la Corée du Nord, pays le plus fermé du monde.

    • @Eric le 02.05.2012 18:20 Report dénoncer ce commentaire

      Un patriote aime son pays et fait tout pour le défendre. Un populiste va plus loin, il ne jure que par son pays et sa race. Il tolère d'autres, mais il veut qu'ils restent entre eux, ne rentrent pas dans le même café que lui, ne conduisent pas de voitures, n'achètent pas de maison..en deux mots qu'ils restent misérable et tranquilles un populiste est très proche d'un raciste.

    • FullmétalJF le 11.03.2013 20:38 Report dénoncer ce commentaire

      Le "populisme" ne fait pas toujours dans la dentelle, c'est sûr, mais il est une réponse "des tripes" à l'incapacité des gouvernements en place à gérer les flux migratoires dans l'intérêt de leurs citoyens. Que celui qui pousse là-dessus des cris de vierge outragée en hurlant au racisme compare le paysage humain de nos grandes villes de 2013 à celui qu'elles offraient encore il y a trente ans. Tout est là. On sait qu'on ne peut plus tout dire, O.K ! On en tient compte... mais comment s'empêcher d'ouvrir les yeux, une des rares facultés qui nous soient encore permis d'exercer ?

  • Aris le 27.04.2012 09:34 Report dénoncer ce commentaire

    Le populisme est un type de discours politique critiquant les élites et prônant le recours au peuple. Ayo! Pas étonnant que "l'élite" n'en veuille pas.

  • marie-ange le 26.04.2012 22:50 Report dénoncer ce commentaire

    que l'on parle la même langue que les politiques, eux ne s'en font pas, gros salaires à vie, voiture et garde du corps et ce sont les contribuables qui paient, c'est à dire nous ! Plus les extra-communautaires qui ont une dixaine d'enfants,plus ceux qui sont en prisonpour trafic de drogue devant les écoles et tout le reste,c'est nous qui payons!

  • richard le 26.04.2012 06:43 Report dénoncer ce commentaire

    de l europe ouvre enfin la bouche ? silence sur tous les problemes graves, et le vla avec un probleme d intendance ? on croit rever: rompouille et ashtonn, les deux salaires perdus de l union .................

  • Jery hall le 25.04.2012 19:00 Report dénoncer ce commentaire

    Ben quoi la montée des populisme ne serait que la faute des populistes? Les européens qui votent extrémiste ne seraient alors que des idiots qui ne comprennent rien. Que Rompuy demande à la Roumanie de ramener son salaire minimun à un niveau normal avant de commencer. Ce qu'ils veulent tous ces mecs c'est de la concurrence par les salaires des plus bas, histoire de rendre l'Europe plus compétitive