Accusé de crimes de guerre

19 juillet 2019 17:16; Act: 19.07.2019 17:24 Print

Le Premier ministre du Kosovo démissionne

Ramush Haradinaj quitte ses fonctions. Le Premier ministre du Kosovo est suspecté de crimes de guerre à la fin des années 1990 et est convoqué devant la justice.

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Le chef du gouvernement du Kosovo démissionne, rattrapé par des accusations de crimes de guerre. (photo: AFP/Armend Nimani)

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Le Premier ministre du Kosovo Ramush Haradinaj, ancien commandant de la guérilla kosovare (UCK) pendant le conflit (1998-99), a démissionné vendredi après avoir été convoqué par la justice internationale en tant que suspect. «J'ai reçu une convocation du tribunal spécial en tant que suspect et je me suis vu offrir la possibilité de m'y rendre en ma qualité de Premier ministre ou en tant que simple citoyen. J'ai choisi la deuxième option», a déclaré Ramush Haradinaj, 51 ans, à la presse.

Le tribunal spécial international, dont la création a été soutenue par l'Union européenne, a été mis en place en 2015 avec pour mission de se charger des crimes présumés commis par la guérilla albanaise (UCK) au Kosovo principalement contre des Serbes, des Roms et contre des opposants albanais à l'UCK pendant et après le conflit de 1998-99 au Kosovo. «La responsabilité revient désormais au président d'organiser des consultations pour déterminer la date des élections. Je me propose de nouveau au peuple (à ces élections) afin d'obtenir (à nouveau) sa confiance. Je ne suis pas accusé, je vais être interrogé», a-t-il déclaré après une réunion du gouvernement.

Dans une interview cette année à l'AFP, Ramush Haradinaj avait déclaré que le Kosovo répondrait à toute demande du tribunal spécial. À la mi-janvier, ce tribunal a entamé les interrogatoires, à La Haye, de deux autres ex-responsables de l'UCK : Rrustem Mustafa, dit Remi, et Sami Lushtaku. Les médias au Kosovo rapportent que les premières inculpations devraient probablement être prononcées cette année. Ils spéculaient également sur le fait que Haradinaj pour figurer parmi les inculpés potentiels, de même que le président Hashim Thaçi et le président du parlement Kadri Veseli.

(L'essentiel/afp)