Université populiste

26 mai 2019 12:03; Act: 26.05.2019 16:32 Print

Le projet de Bannon en Italie bat de l'aile

L'école destinée à former des dirigeants conservateurs, dans un monastère italien, tarde à se concrétiser. Surtout, elle se heurte à quelques obstacles.

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Steve Bannon est un ancien conseiller de Donald Trump. (photo: AFP/Don Emmert)

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Dans un ancien monastère italien, Steve Bannon, l'ex-stratège de Donald Trump, cherche à monter une école de «gladiateurs» pour défendre «l'Occident judéo-chrétien». Mais le silence qui règne encore entre ces murs séculaires témoigne de l'écho limité que l'Américain rencontre sur le Vieux continent. Dans les austères cellules des moines, le Britannique Benjamin Harnwell, un proche de Bannon, entend former les futurs leaders souverainistes, «guerriers culturels» contre le sécularisme, le jihadisme, l'immigration clandestine et l'exploitation des petites gens par une puissante élite.

Steve Bannon a promis un milliard de dollars (894 millions d'euros) pour financer le projet, mais pour l'instant il semble être le seul à avoir réellement apporté son obole. L'Américain a trouvé un terrain fertile en Italie, dirigée depuis juin 2018 par un gouvernement d'union entre la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (antisystème). Pour M. Bannon, si cette expérience fonctionne, elle pourrait «changer la politique au niveau mondial».

Victime des fissures dans la coalition italienne

Le pouvoir réussit pour l'instant à la Ligue. De quoi donner des ailes à Matteo Salvini, qui a lancé début avril un appel à la formation d'un grand groupe souverainiste, «le plus important au Parlement européen» avec la Française Marine Le Pen, le Hongrois Viktor Orban ou encore le Néerlandais Geerts Wilders. Cette fédération des nationalismes européens est aussi le grand projet de Steve Bannon. Mais à l'exception de M. Salvini, les intéressés ont boudé cette machine de guerre américaine.

Le projet d'école de M. Bannon pourrait aussi se trouver victime des tirs croisés que s'échangent les deux alliés en pleine campagne électorale. M. Harnwell espère accueillir une poignée d'étudiants pour trois semaines de formation dès cette année (facturées jusqu'à 1 000 euros par personne) et de compter un total de 250 étudiants quand le projet aura atteint sa vitesse de croisière.

(L'essentiel/afp)

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