Politique en Norvège
17 septembre 2014 12:49; Act: 17.09.2014 14:23 Print
Les «cibles» de Breivik lui font un pied de nez
La direction de la Jeunesse travailliste norvégienne devrait échoir à un jeune homme d'origine syrienne venu dans le pays comme réfugié, un choix en forme de message politique à l'extrémiste.

Mani Hussaini, 26 ans, devrait être le prochain président de la Jeunesse travailliste de Norvège. Un parti visé par l'attaque d'Anders Behring Breivik en 2011. (photo: AFP)
Mani Hussaini, 26 ans, a été désigné mercredi par le comité électoral du mouvement comme candidat à la présidence de la Jeunesse travailliste en remplacement d'Eskil Pedersen, qui ne se représentait pas. Le 22 juillet 2011, le rassemblement de ce mouvement politique sur l'île d'Utoeya avait été pris pour cible par Breivik, qui avait tué ce jour-là 77 personnes coupables, à ses yeux, de faire le lit d'une société multiculturelle qu'il honnit.
Infographies Attentats de NorvègeAnders Behring Breivik condamnéKurde syrien, M. Hussaini est arrivé en Norvège comme réfugié à l'âge de 12 ans et possède aujourd'hui la double nationalité. Il se dit non-religieux. «C'est un atout de venir de Syrie, car cela me donne des perspectives différentes que celles que j'aurais eues si j'étais né en Norvège», a-t-il déclaré. «En Norvège, la liberté et la démocratie semblent par exemple être une évidence mais ce n'est pas le cas en Syrie», a-t-il ajouté. Sa désignation formelle devrait intervenir lors des assises du mouvement du 16 au 19 octobre.
Le 22 juillet 2011, Breivik avait d'abord fait exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, faisant huit morts, puis il avait ouvert le feu à Utoeya, tuant 69 personnes, des adolescents pour la plupart. Eskil Pedersen, présent sur les lieux, avait échappé à la fusillade en s'enfuyant à bord d'un ferry.
(L'essentiel/AFP)

Consultez nos annonces immobilières sur le site de L'essentiel









