Embargo américain

15 août 2019 15:58; Act: 16.08.2019 12:31 Print

Les États-​​Unis veulent saisir un navire à Gibraltar

Les autorités américaines ont demandé à Gibraltar de saisir un pétrolier retenu depuis un mois, car il est accusé de commercer en violation d'un embargo.

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Le pétrolier est accusé d'avoir enfreint un embargo américain. (photo: AFP/Jorge Guerrero)

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Les États-Unis ont demandé aux autorités de Gibraltar, au nom de l'entraide judiciaire, de saisir le pétrolier iranien qu'elles retiennent depuis un mois alors qu'elles s'apprêtaient à le laisser partir, a annoncé jeudi le ministère public à Gibraltar. L'avocat Joseph Triay, représentant le ministère public, n'a pas explicité devant la Cour suprême du territoire britannique sur quoi se fondait la demande du ministère américain de la Justice reçue quelques heures plus tôt.

La Cour, qui devait décider de prolonger ou pas l'immobilisation du pétrolier Grace 1, soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie en violation un embargo européen. «Le ministère américain de la Justice a demandé la saisie du Grace 1 en alléguant un certain nombre de motifs qui sont en train d'être examinés», a ajouté un porte-parole du gouvernement. Une demande d'entraide judiciaire consiste généralement à demander à un tribunal tel que celui de Gibraltar d'appliquer une décision d'un tribunal étranger, dans ce cas, d'un tribunal américain.

Tensions diplomatiques

Sans cette demande, «le navire serait reparti», a déclaré le président de la Cour, le juge Anthony Dudley. Entre-temps, le capitaine et les trois officiers du Grace 1, qui étaient en liberté sous caution, ont été formellement libérés, a annoncé un porte-parole du gouvernement de Gibraltar. Le Grace 1, chargé de 2,1 millions de barils de pétrole, avait été arraisonné le 4 juillet par la police de Gibraltar et les forces spéciales britanniques, provoquant une crise diplomatique entre Téhéran et Londres.

Téhéran contestait ces allégations et accusait le Royaume-Uni de «piraterie» affirmant qu'il s'était emparé du navire dans les eaux internationales. Deux semaines plus tard, le 19 juillet, l'Iran immobilisait dans le détroit d'Ormuz un pétrolier britannique, le Stena Impero, soupçonné de «non-respect du code maritime international». La diplomatie semblait depuis sur le point de déminer la crise.

(L'essentiel/afp)