Angleterre

13 juin 2020 09:19; Act: 13.06.2020 09:23 Print

Les plaques de rue de Penny Lane vandalisées

À Liverpool, les plaques de la rue rendue célèbre par une chanson des Beatles ont été victimes de déprédation. Aux Pays-Bas, des statues endommagées.

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Les plaques de rue de Penny Lane à Liverpool, rendue célèbre par une chanson des Beatles, ont été vandalisées, certains se demandant si elle n'a pas été baptisée du nom d'un marchand d'esclaves, selon les médias britanniques. Quatre plaques ont été recouvertes de peinture à la bombe et l'inscription «raciste» a été découverte sur le mur au-dessus de l'une d'elles. Elles ont été nettoyées vendredi.

Ces dégradations interviennent au moment où le mouvement de protestation contre les références à l'héritage colonial enfle au Royaume-Uni, dans le sillage de l'indignation mondiale causée par la mort de George Floyd, tué par un policier blanc aux États-Unis.

«Ça n'a rien à voir»

La polémique fait rage ces derniers jours à Liverpool, mais selon son maire Joe Anderson, il n'est pas prouvé que la rue ait été ainsi nommée pour faire référence au marchand d'esclaves James Penny. Selon un porte-parole du musée international de l'esclavage de Liverpool, le débat existe, «mais les preuves ne sont pas concluantes».

Un élu local, Richard Hemp, affirme quant à lui que le nom de l'esclavagiste s'écrivait Penney et que cette rue existe «depuis plus de 500 ans, avant Penney, avant l'esclavage». Selon lui, «ça n'a rien à voir».

Aux Pays-Bas aussi

Dans le même temps, les Pays-Bas aussi connaissent le même mouvement. Des manifestants ont ainsi endommagé vendredi à Rotterdam les statues d'un officier de marine colonialiste impliqué dans le trafic d'esclaves et d'un homme politique d'extrême droite assassiné.

La statue de Piet Hein, un amiral du XVIIe siècle lié à la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales et considéré comme un des plus grands héros de la marine hollandaise, a été taguée avec les mots «Tueur» et «Voleur» pendant la nuit. Une statue de l'homme politique d'extrême droite Pim Fortuyn, assassiné en 2002, a elle été partiellement recouverte de ruban adhésif noir et barbouillée de divers slogans, dont «Non au racisme».

(L'essentiel/afp)