Brexit

16 octobre 2020 18:04; Act: 16.10.2020 18:07 Print

Londres juge que les négociations sont «finies»

Le Royaume-Uni a affirmé vendredi qu’il ne reviendrait pas à la table des négociations, tant que l’UE campe sur ses positions. On se dirige vers un «no deal».

storybild

«Nous devons nous préparer à un "no-deal"», a estimé le Premier ministre britannique Boris Johnson. (photo: KEYSTONE)

Sur ce sujet
Une faute?

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a conditionné vendredi la poursuite des négociations commerciales post-Brexit à «un changement fondamental» de la part des Européens, malgré la menace d'un «no deal» le 1er janvier. Les discussions se sont envenimées après le sommet européen de jeudi, où les 27 ont exigé des concessions de Londres, tout en disant vouloir poursuivre les pourparlers pour arriver à un accord de libre-échange avant l'année prochaine, quand les règles européennes cesseront de s'appliquer au Royaume-Uni.

Mais le Royaume-Uni lui a opposé vendredi une fin de non-recevoir et menace de quitter le navire avec un «no-deal», qui marquerait l'introduction de quotas et droits de douanes entre le bloc des 27 et le Royaume-Uni, et bloqueraient l'accès aux eaux britanniques aux pêcheurs européens. «Il ne semble y avoir aucun progrès de la part de Bruxelles donc ce que nous leur disons, c'est: venez nous voir en cas de changement fondamental d'approche, sinon cela nous va très bien de parler des détails pratiques» d'une sortie sans accord commercial, a averti Boris Johnson à la télévision. «Nous devons nous préparer à un arrangement qui ressemble à ce qui a été conclu avec l'Australie». Autrement dit: un «no deal» où les échanges sont régis par les règles de l'Organisation mondiale du Commerce.

«Pas la peine»

Bruxelles estime qu'un compromis sur un éventuel accord de libre-échange doit être trouvé d'ici à la fin octobre pour pouvoir être mis en œuvre en janvier. Mais Boris Johnson avait fait du sommet européen de jeudi une date butoir, estimant que faute de compromis, les deux parties devraient l'«accepter et aller de l'avant». Les chefs d’État et de gouvernement de l'UE y ont demandé à ce que Londres fasse «le nécessaire pour rendre un accord possible», semblant durcir leur position par rapport aux échanges survenus plus tôt dans la semaine entre Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Cette dernière a assuré malgré tout que des négociateurs européens se rendraient à Londres la semaine prochaine «pour intensifier» les discussions, s'attirant une réponse sèche de Downing Street. «De notre point de vue, les négociations commerciales sont finies. L'UE y a de facto mis fin», a affirmé le porte-parole de Boris Jonhson. «Il n'y a d'intérêt à une visite à Londres (du négociateur européen) Michel Barnier que s'il est prêt à discuter de manière accélérée (...) sans que le Royaume-Uni ait à faire toutes les concessions (...). Sinon, ce n'est pas la peine».

(L'essentiel/afp)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Apocalypse now le 16.10.2020 18:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On aurait dû les foutre dehors directement il y a 3 ans comme ils le voulaient sans accord futur et on aurait économisé du temps, de l'argent au final inutilement dépensé et beaucoup de papier.

  • Schockotaff le 17.10.2020 03:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    tout a fait ! l'Europe et ses citoyens auraient épargné énormément d'argent s'ils n'auraient pas retarder pour retarder.

  • ché le 16.10.2020 21:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Nous n'avons pas besoin d'eux, ils ont toujours eu un statut privilégié au sein de l'EU.

Les derniers commentaires

  • TontonB le 17.10.2020 11:05 Report dénoncer ce commentaire

    La faute de l'échec est essentiellement du côté de l'UE (et à la psychorigidité de Barnier en particulier). Je l'écrivais déjà il y a 3 ans ... trop gourmands. Je n'aime pas spécialement B. Johnson, mais sur le dossier du brexit il a raison à 100%. Primo, l'UE n'a pas à se mêler du commerce intérieur britannique, ni des accords du Vendredi Saint dont elle n'est même pas signataire, et secundo les droits de pêche dans les eaux territoriales UK doivent se négocier avec une offre valable en contre partie.

  • resident agacé le 17.10.2020 10:53 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bojo tient une partie de l’Europe et surtout les pays qui partagent avec eux les zones de pêches...il pense qu’en faisant pression cela passera mais il réfléchie pas beaucoup, si no deal, les règles omc s’appliquent, donc droit de douane or les RU exportent tout leurs poisson, on va bien rire quand les européens bouderont leurs poissons car trop cher... au final, faire pression avec la pêche est idiot... et un no deal encore plus...

  • Schockotaff le 17.10.2020 03:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    tout a fait ! l'Europe et ses citoyens auraient épargné énormément d'argent s'ils n'auraient pas retarder pour retarder.

  • ché le 16.10.2020 21:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Nous n'avons pas besoin d'eux, ils ont toujours eu un statut privilégié au sein de l'EU.

  • ClearView le 16.10.2020 18:42 Report dénoncer ce commentaire

    Bon débarras. Au 1er janvier, on fouillera en détail chaque camion qui passe la frontière, et chacunqui n'est pas complètement en règle sera renvoyé. Quand aux immigrés illégaux qui campent à Calais, on les laissera passer sans regarder. Lorsque Boris Johnson sera viré et remplacé par un autre, on pourra reprendre les négociations avec le Royaume-Uni, ou ce qu'il en restera.

    • Brille le 16.10.2020 23:40 Report dénoncer ce commentaire

      Pour rappel, les organisations pour aider les clandestins ont main libre au EU mais pas au UK. Quant aux fouilles des camions, mais du pain bénit pour Donald et Vladimir, du pain bénit, ne parlons pas des chinois. Vous savez, la messe dite à Bruxelles, ils la chantent, ils l'entendent et encore quelques naïfs internes mais plus personne au monde n'est impressionné.