Jérusalem capitale d'Israël

11 décembre 2017 14:14; Act: 11.12.2017 14:42 Print

Netanyahu convaincu que l'UE va suivre Trump

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, s'est dit persuadé que l'UE finirait par suivre la décision de Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

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Benjamin Netanyahu était à Bruxelles, ce lundi. (photo: AFP/John Thys)

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La décision du président américain Donald Trump, décriée par la communauté internationale, «n'empêche pas la paix. Cela rend la paix possible car reconnaître la réalité est la substance de la paix», a martelé le chef du gouvernement israélien au côté de la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini. «Je pense que tous les États européens, ou la plupart, déménageront leurs ambassades à Jérusalem, reconnaîtront Jérusalem comme la capitale d'Israël et s'engageront de manière énergique avec nous pour la sécurité, la prospérité et la paix», a-t-il estimé - contre toute évidence - avant de rencontrer les chefs de la diplomatie des 28 pays de l'Union européenne, une première pour un Premier ministre israélien en 22 ans.

À ses côtés, Mme Mogherini venait une nouvelle fois de prendre ses distances avec la décision américaine, qu'elle a condamnée à plusieurs reprises ces derniers jours. «Nous pensons que la seule solution réaliste au conflit entre Israël et la Palestine est basée sur deux États, avec Jérusalem comme capitale des deux États, suivant les frontières de 1967. Ceci est notre position consolidée et nous continuerons de respecter le consensus international jusqu'à ce que le statut de la ville soit résolu par la négociation», a-t-elle insisté.

La neige, qui a paralysé la circulation pendant plusieurs heures lundi matin, a provoqué l'annulation de la rencontre prévue avec le président de la Commission Jean-Claude Juncker, M. Netanyahu désirant pouvoir rentrer en Israël selon un porte-parole de la Commission. Les relations entre Israël et l'UE, qui dénonce régulièrement la colonisation des territoires palestiniens, impose un étiquetage des produits provenant des implantations et est le principal pourvoyeur de fonds de l'Autorité palestinienne, sont notoirement difficiles.

Samedi, Benjamin Netanyahu avait accusé l'Europe «d'hypocrisie» car elle dénonçait la déclaration américaine mais pas «les tirs de roquettes sur Israël». «Je respecte l'Europe mais je ne suis pas prêt d'accepter une politique de deux poids deux mesures de sa part», avait-il dit. Israël a annexé la partie orientale de Jérusalem, dont elle a pris le contrôle pendant la guerre de 1967, puis voté une loi déclarant sa capitale «indivisible». Cette annexion n'a jamais été reconnue par la communauté internationale et les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur futur État.

(L'essentiel/AFP)