Statut de Jérusalem

10 décembre 2017 11:46; Act: 10.12.2017 11:50 Print

Netanyahu critique l'attitude de l'Europe

Le Premier ministre israélien trouve les réactions européennes «hypocrites», après l'annonce de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capital d'Israël.

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Benjamin Netanyahu dénonce une hypocrisie de la part des dirigeants européens. (photo: AFP/Gali Tibbon)

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La réaction de l'Europe à la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël est hypocrite et témoigne d'un double standard, a estimé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu samedi. Il s'exprimait juste avant son départ pour une visite de deux jours à Paris et à Bruxelles. Benjamin Netanyahu doit rencontrer ce dimanche à Paris le président français Emmanuel Macron. Il se déplacera ensuite lundi à Bruxelles, où il y est attendu pour une réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères à l'invitation de Federica Mogherini, la Haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères.

«Ces 22 dernières années, aucun Premier ministre n'a participé à une telle réunion. J'accorde une grande importance à l'Europe. Je la respecte, mais je ne suis pas prêt à accepter des doubles standards», a affirmé Benjamin Netanyahu avant son départ. Ce dernier ne comprend pas que les dirigeants européens condamnent la décision de Donald Trump, mais restent dans le même temps silencieux sur l'envoi de roquettes depuis la Palestine vers Israël. «Je n'ai pas l'intention d'accepter cette hypocrisie et, comme toujours, je profiterai de cette opportunité importante pour proclamer la réalité israélienne sans peur et avec la tête haute», a prévenu le Premier ministre.

L'UE se montre très critique vis-à-vis de la politique israélienne de colonisation des territoires occupés et est un fervent défenseur d'une solution à deux États. Elle n'est pas la seule à s'opposer aux vues de Benjamin Netanyahu. En réponse à cette visite, plusieurs associations belges de défense des droits des Palestiniens préparent en effet une manifestation contre le dirigeant israélien, qu'elles qualifient de «criminel de guerre».

(L'essentiel/AFP)