Fusillade en Belgique

23 mai 2018 12:56; Act: 23.05.2018 14:29 Print

Pas de second procès belge pour Abdeslam

Le seul djihadiste survivant des attentats de Paris, qui a été condamné en Belgique à 20 ans de prison pour une fusillade, ne fera pas appel de son jugement.

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Salah Abdeslam ne sera pas rejugé après sa condamnation en Belgique à 20 ans de prison pour une fusillade avec des policiers, son coprévenu Sofiane Ayari ayant, comme lui, décidé de ne pas faire appel. «Monsieur Ayari ne fera pas appel», a indiqué mercredi son avocat, Me Isa Gultaslar, à l'AFP.

L'avocat de Salah Abdeslam avait déjà annoncé le 14 mai que son client renonçait à faire appel et le parquet fédéral, dont les réquisitions ont été suivies en première instance, a confirmé mercredi à l'AFP qu'il ne souhaitait pas lui non plus que les faits soient rejugés. Il n'y aura donc pas de second procès.

Seul encore en vie

Salah Abdeslam est le seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts, le 13 novembre 2015, à Paris, et un suspect-clé dans l'enquête sur ces attentats, les pires jamais commis sur le sol français, revendiqués par le groupe État islamique (EI). Il doit être jugé en France pour ces faits dans les prochains mois.

Le djihadiste français d'origine marocaine âgé de 28 ans avait défié les juges au premier jour du procès à Bruxelles en février, affirmant «placer sa confiance en Allah et c'est tout». Il avait refusé ensuite de comparaître. À l'époque de la fusillade à Bruxelles, survenue le 15 mars 2016, dans la commune de Forest, il était l'homme le plus recherché d'Europe et se cachait en Belgique avec des membres de la cellule à l'origine de ces attentats.

Lui et son complice Sofiane Ayari, un djihadiste tunisien de 24 ans, ont été condamnés le 23 avril dernier par le tribunal correctionnel de Bruxelles, à 20 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers ce jour-là au fusil d'assaut. La perquisition ayant déclenché l'échange de tirs intervenait dans le cadre de l'enquête franco-belge sur le 13 novembre. Quatre policiers avaient été blessés, et un djihadiste algérien tué en couvrant la fuite d'Abdeslam et d'Ayari.

Reconnus coupables

Conformément aux réquisitions du parquet fédéral, ces derniers ont été reconnus coupables de tentatives d'assassinat à caractère terroriste et port d'armes prohibé, et ont écopé de la peine maximale prévue pour les faits jugés.

Le jugement avait été rendu en l'absence des deux prévenus, qui n'avaient pas souhaité être extraits de prison. Déjà lors du procès en février, aucun d'eux n'avait voulu s'expliquer sur les faits. Trois jours après ce raid policier, rue du Dries à Forest, Abdeslam avait été arrêté avec Ayari à Molenbeek.

Les enquêteurs sont convaincus que cette arrestation a précipité les attentats de Bruxelles, commis par des membres de la même cellule, qui ont fait 32 morts le 22 mars 2016.

(L'essentiel/afp)