Premier ministre espagnol

29 novembre 2014 21:32; Act: 29.11.2014 22:34 Print

«Pas question de démanteler le pays»

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy s'est rendu samedi en Catalogne, première visite dans la région depuis le vote symbolique sur l'indépendance, interdit par Madrid.

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Le Premier ministre Mariano Rajoy a vanté les mérites de l'unité espagnole. (photo: AFP)

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«Je ne permettrai pas que l'on remette en question l'unité de l'Espagne», a déclaré Mariano Rajoy lors d'un meeting à Barcelone avec des militants de son propre mouvement, le Parti populaire (PP, droite). Le premier ministre a ajouté qu'il ne tolérerait pas que les habitants de la région soient contraints de choisir «entre être Catalans ou Espagnols».

M. Rajoy a souligné qu'il avait visité la Catalogne à seize reprises depuis son arrivée à la tête du gouvernement fin 2011, mais ne s'était pas rendu à Barcelone depuis le mois de mai dernier. Il avait promis de s'y rendre pour «mieux s'expliquer» sur son refus de céder en la matière. Samedi, dans un discours de près d'une heure, il a surtout vanté les mérites de l'unité espagnole, sans faire de propositions spécifiques susceptibles d'apaiser les Catalans les plus indépendantistes.

L'unité de l'Espagne

Il a souligné que l'Espagne était «un pays grand et fort», et que le gouvernement central avait à maintes reprises aidé la Catalogne depuis le début de la crise économique en 2008. Alors que la région croulait sous les dettes, Madrid avait fait en sorte que ses fournisseurs soient payés et que les salaires des fonctionnaires soient versés.

Pendant des mois, les relations entre l'exécutif catalan dirigé par le nationaliste Artur Mas et le pouvoir central à Madrid, déjà tendues, se sont cependant fortement dégradées. Le premier réclamait le droit d'organiser un référendum d'autodétermination que M. Rajoy a toujours rejeté, au nom de l'unité de l'Espagne.

(L'essentiel/ats)