Troubles en Catalogne

20 octobre 2019 16:53; Act: 20.10.2019 17:11 Print

Pedro Sanchez sous pression après les violences

La droite espagnole a vertement critiqué le Premier ministre socialiste après la flambée de violences cette semaine en Catalogne et à moins d'un mois des législatives.

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La mobilisation s'est quelque peu calmée samedi et dimanche en Catalogne, après plusieurs nuits d'émeute. (photo: AFP/Josep Lago)

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À trois semaines des élections en Espagne, le chef du gouvernement Pedro Sanchez faisait face dimanche aux critiques acerbes de la droite qui réclame des mesures exceptionnelles en Catalogne. Aux cris de «Vive l'Espagne» et «nous sommes tous Catalans», des centaines de personnes se sont rassemblées à la mi-journée devant le siège du gouvernement catalan, à Barcelone, à l'appel du parti libéral Ciudadanos dont le dirigeant Albert Rivera a appelé le gouvernement à «défendre tous les citoyens».

«Alors que les manifestants lancent des pavés à la tête des policiers, alors qu'il crient "les rues seront toujours à nous", vous savez ce que je leur dis, moi, à ces gens? Nous leur disons qu'en démocratie, les rues appartiennent à tout le monde», a-t-il déclaré. Alors qu'approchent les législatives du 10 novembre, le chef du Parti Populaire (droite) Pablo Casado a accusé dans le quotidien El Pais le gouvernement de «faire comme si de rien n'était». «Il n'y a pas de dialogue possible avec ceux qui font que la Catalogne brûle», a-t-il lancé en référence au président indépendantiste catalan Quim Torra, qui a réclamé à Pedro Sanchez d'ouvrir des «négociations sans conditions». M. Sanchez a opposé une fin de non-recevoir à M. Torra et exigé qu'il condamne sans ambiguïté les violences.

Calme relatif

Les rues de Catalogne sont en ébullition depuis la condamnation lundi dernier de neuf séparatistes, pour la plupart anciens membres du gouvernement régional, à des peines allant de neuf à 13 ans de prison pour cette tentative de sécession. Une nouvelle manifestation a été convoquée par un mouvement indépendantiste devant la préfecture de Barcelone à 16h dimanche. Au total, près de 600 personnes ont été blessées dans les violences depuis lundi. Un policier était toujours dimanche dans un «état très grave» et une manifestante dans un «état critique», selon la maire de Barcelone, Ada Colau.

Après cinq nuits de troubles, particulièrement violents vendredi soir, la Catalogne a retrouvé samedi un calme relatif. Seulement 14 personnes ont dû être prises en charge samedi par les services de secours dans l'ensemble de la région, contre 182 vendredi. Sur la place Urquinaona, épicentre des violences de vendredi, 6 000 personnes se sont réunies samedi à l'appel de la gauche indépendantiste radicale. Selon un sondage publié en juillet par le gouvernement catalan, 44% des habitants de la région sont favorables à l'indépendance tandis que 48,3% y sont opposés.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Sergueï le 21.10.2019 08:32 Report dénoncer ce commentaire

    Pedro Sanchez sous pression après les violences ? Pourquoi? Il n'a quand même rien fait d'autre que de réagir à des gens violents qui ne respectent pas la constitution espagnole!

  • Luxdest le 20.10.2019 19:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour moi, il a raison de ne pas répondre de manière excessive à la violence des indépendantistes, et il a raison d'exiger la condamnation des la violence par le président catalan comme condition pour le rencontrer

Les derniers commentaires

  • Sergueï le 21.10.2019 08:32 Report dénoncer ce commentaire

    Pedro Sanchez sous pression après les violences ? Pourquoi? Il n'a quand même rien fait d'autre que de réagir à des gens violents qui ne respectent pas la constitution espagnole!

  • Luxdest le 20.10.2019 19:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour moi, il a raison de ne pas répondre de manière excessive à la violence des indépendantistes, et il a raison d'exiger la condamnation des la violence par le président catalan comme condition pour le rencontrer