Gibraltar

14 juillet 2019 11:32; Act: 14.07.2019 11:43 Print

Pétrolier iranien: Londres veut des garanties

Londres est disposé à libérer le pétrolier iranien arraisonné à Gibraltar, en cas de «garanties sur sa destination».

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Le Grace 1 est immobilisé depuis la semaine passée à Gibraltar.

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Le pétrolier iranien arraisonné la semaine dernière au large de Gibraltar et soupçonné de faire route vers la Syrie, en violation des sanctions, sera rendu si l'Iran apporte des «garanties sur sa destination», a déclaré samedi le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt. Jeremy Hunt a expliqué s'être entretenu samedi avec son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif, à propos de ce pétrolier, le Grace 1, ce qu'a confirmé le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué.

«Je l'ai rassuré sur le fait que notre préoccupation était la destination et non l'origine du pétrole sur le Grace One et que le Royaume-Uni faciliterait sa libération si nous avions des garanties qu'il ne serait pas envoyé en Syrie, à l'issue d'une procédure régulière devant la justice de Gibraltar», a tweeté Jeremy Hunt.

Selon le communiqué iranien, le ministre britannique des Affaires étrangères a souligné «le droit de l'Iran d'exporter du pétrole» et a dit «espérer que les résultats de l'enquête judiciaire menée à Gibraltar conduiraient à la libération du pétrolier iranien dans les meilleurs délais».

Jeremy Hunt a ajouté de son côté que le chef de la diplomatie iranienne «veut résoudre la question et ne cherche pas l'escalade». Le ministre britannique s'est également entretenu avec le chef du gouvernement de Gibraltar Fabian Picardo «qui fait un excellent travail de coordination et partage l'approche britannique sur la voie à suivre». Dans un communiqué, Fabian Picardo a assuré qu'il serait «heureux de rencontrer quelque représentant (de l'Iran) que ce soit qui souhaiterait discuter ou clarifier certaines questions, à Londres ou à Gibraltar».

Selon Téhéran, Mohammad Javad Zarif a déclaré à M. Hunt que l'Iran «continuerait à exporter son pétrole en toutes circonstances». Il a assuré que la destination du pétrolier, «en Méditerranée orientale», était «légale», et a appelé une nouvelle fois les autorités britanniques «à mettre fin immédiatement à la saisie illégale» du navire.

Bâtiment de 330 mètres contenant 2,1 millions de barils de brut, soit sa capacité maximale, le pétrolier iranien a été arraisonné le 4 juillet par la police et les douanes de Gibraltar, assistées d'un détachement de Royal Marines britanniques, au large de ce territoire britannique situé à l'extrême sud de l'Espagne.

Gibraltar le soupçonne d'avoir voulu livrer du pétrole à la Syrie, en violation des sanctions européennes contre le régime de Bachar el-Assad. Ce que dément Téhéran, qui a dénoncé un acte de «piraterie». La Cour suprême de Gibraltar a donné son feu vert à l'immobilisation du bâtiment pendant 14 jours, soit jusqu'au 19 juillet, mais cette autorisation peut être prolongée pour un total de 90 jours.

(L'essentiel/afp)