Débat en Europe

15 juin 2016 14:48; Act: 16.06.2016 11:46 Print

Qu'est-​​ce qu'un perturbateur endocrinien?

Bruxelles a dévoilé sa définition des «perturbateurs endocriniens», substances chimiques présentes dans beaucoup de produits de la vie courante, et a provoqué un tollé.

storybild

Les perturbateurs endocriniens (PE), présents dans de nombreux produits de la vie quotidienne, sont des substances qui perturbent le fonctionnement hormonal et conduisent à des pathologies et anomalies chez l'homme et l'animal. (photo: AFP)

Sur ce sujet

Lors d'une conférence de presse, le commissaire européen à la Santé, Vytanis Andriukaitis, a proposé ce mercredi qu'un perturbateur endocrinien soit défini comme une substance qui a des effets indésirables sur la santé humaine et qui agit sur le système hormonal, et dont le lien entre les deux est prouvé. La référence au seul effet sur les êtres humains a déclenché un tollé.

«Normalement on regarde non seulement toutes les preuves trouvées sur les humains mais aussi ce qui se passe chez les animaux, soit sur un rongeur dans un laboratoire soit dans la nature», a expliqué Lisette Van Vliet, de l'Alliance Santé et Environnement HEAL, un collectif de 70 ONG. Pour Vito Buonsante de ClientEarth, avocat spécialisé, les propositions de Bruxelles abaissent le degré de protection des consommateurs et placent «la charge de la preuve» à un niveau «presque impossible» à surmonter.

Des critères «fondés sur la science»

«L'UE est pionnière dans la définition du perturbateur endocrinien», s'est de son côté défendu le commissaire Andriukaitis. Les «critères stricts» proposés «fondés sur la science, (...) feront du système réglementaire de l'UE le premier dans le monde à définir ces critères scientifiques sur le plan législatif», a renchéri le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, dans un communiqué. Les substances nocives identifiées sur la base de ces critères seront interdites, sauf en cas d'«exposition négligeable» dans le cas des pesticides. Une précision qui a également fait tiquer les ONG.

La proposition présentée mercredi par la Commission européenne doit encore être validée par les États membres. Elle sera soumise en bout de course au Parlement européen. L'absence d'une définition claire, réclamée par les États membres, entravait la réglementation de ces substances susceptibles d'agir sur le système hormonal et d'être à l'origine de dysfonctionnements (comme l'obésité), de malformations congénitales ou de retards de développement.

(L'essentiel/AFP)

Vous venez de publier un commentaire sur notre site et nous vous en remercions. Les messages sont vérifiés avant publication. Afin de s’assurer de la publication de votre message, vous devez cependant respecter certains points.

«Mon commentaire n’a pas été publié, pourquoi?»

Notre équipe doit traiter plusieurs milliers de commentaires chaque jour. Il peut y avoir un certain délai entre le moment où vous l’envoyez et le moment où notre équipe le valide. Si votre message n’a pas été publié après plus de 72h d’attente, il peut avoir été jugé inapproprié. L’essentiel se réserve le droit de ne pas publier un message sans préavis ni justification. A l’inverse, vous pouvez nous contacter pour supprimer un message que vous avez envoyé.

«Comment s’assurer de la validation de mon message?»

Votre message doit respecter la législation en vigueur et ne pas contenir d’incitation à la haine ou de discrimination, d’insultes, de messages racistes ou haineux, homophobes ou stigmatisants. Vous devez aussi respecter le droit d’auteur et le copyright. Les commentaires doivent être rédigés en français, luxembourgeois, allemand ou anglais, et d’une façon compréhensible par tous. Les messages avec des abus de ponctuation, majuscules ou langages SMS sont interdits. Les messages hors-sujet avec l’article seront également supprimés.

Je ne suis pas d’accord avec votre modération, que dois-je faire?

Dans votre commentaire, toute référence à une décision de modération ou question à l’équipe sera supprimée. De plus, les commentateurs doivent respecter les autres internautes tout comme les journalistes de la rédaction. Tout message agressif ou attaque personnelle envers un membre de la communauté sera donc supprimé. Si malgré tout, vous estimez que votre commentaire a été injustement supprimé, vous pouvez nous contacter sur Facebook ou par mail sur feedback@lessentiel.lu Enfin, si vous estimez qu’un message publié est contraire à cette charte, utilisez le bouton d’alerte associé au message litigieux.

«Ai-je le droit de faire de la promotion pour mes activités ou mes croyances?»

Les liens commerciaux et messages publicitaires seront supprimés des commentaires. L’équipe de modération ne tolérera aucun message de prosélytisme, que ce soit pour un parti politique, une religion ou une croyance. Enfin, ne communiquez pas d’informations personnelles dans vos pseudos ou messages (numéro de téléphone, nom de famille, email etc).

L'espace commentaires a été désactivé
L'espace commentaires des articles de plus de 48 heures a été désactivé en raison du très grand nombre de commentaires que nous devons valider sur des sujets plus récents. Merci de votre compréhension.

Les commentaires les plus populaires

  • Claude le 15.06.2016 17:22 Report dénoncer ce commentaire

    De nombreuses études depuis longtemps , mais comme toujours nos intelligents politiques mettent des années a réagir ( la santé c'est quoi ? pour eux ) . posons nous la question suivante , combien de milliards sont en jeux .

  • Vindulux le 15.06.2016 18:40 Report dénoncer ce commentaire

    Pour le président de la commission européenne c'est la santé de ses amis de la finance qui compte. Bien sur cette définition à été dictée par les lobbies de la chimie, afin qu'ils ne soient jamais attaquables par les victimes devant les tribunaux.

Les derniers commentaires

  • Vindulux le 15.06.2016 18:40 Report dénoncer ce commentaire

    Pour le président de la commission européenne c'est la santé de ses amis de la finance qui compte. Bien sur cette définition à été dictée par les lobbies de la chimie, afin qu'ils ne soient jamais attaquables par les victimes devant les tribunaux.

  • Claude le 15.06.2016 17:22 Report dénoncer ce commentaire

    De nombreuses études depuis longtemps , mais comme toujours nos intelligents politiques mettent des années a réagir ( la santé c'est quoi ? pour eux ) . posons nous la question suivante , combien de milliards sont en jeux .