Règlement européen

25 mai 2018 07:25; Act: 25.05.2018 11:30 Print

RGPD: «Reprendre le contrôle de nos données»

De nouvelles règles sont applicables à partir de ce vendredi, dans l'UE, pour mieux protéger les données personnelles à l'ère numérique, après l'électrochoc du scandale Facebook.

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Le RGPD introduit des droits renforcés pour les internautes et des sanctions inédites en cas d'abus. (photo: AFP)

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L'avalanche de messages priant les utilisateurs d'accepter de nouvelles conditions d'utilisation pour Twitter, Google, Airbnb ou autres sites de commerce et organismes divers, est le premier effet visible de cette nouvelle donne, à laquelle les Européens espèrent bien donner une portée mondiale. Les citoyens sont aujourd'hui «comme nus dans un aquarium», mais «grâce aux nouvelles règles, les Européens reprendront le contrôle de leurs données», plaidait jeudi la commissaire européenne à la Justice, Vera Jourova, défendant le tour de vis du «Règlement général sur la protection des données» (RGPD), qui entre en application ce vendredi.

Cette législation impose désormais à toute entreprise, sur Internet ou non, de demander un «consentement explicite et positif» pour utiliser des données personnelles collectées ou traitées dans l'UE. Elle donne aussi aux citoyens le «droit de savoir» quand leurs données sont piratées, comme lors de la fuite massive subie par la société Uber en 2016. Et gare aux abus: les entreprises, capables de transformer ces données en or en les exploitant pour du ciblage publicitaire par exemple, s'exposeront à des sanctions pouvant atteindre jusqu'à 20 millions d'euros ou 4% du chiffre d'affaires annuel mondial, si elles ne respectent pas les nouvelles règles.

Un avantage pour les entreprises?

«Je n'aurais jamais fait aussi bien que Facebook» pour convaincre de la nécessité de ces nouvelles règles - adoptées en 2016 mais avec un temps d’adoption de deux ans avant leur application -, a récemment ironisé la commissaire Jourova. La responsable européenne faisait allusion à la controverse sur l'exploitation des informations de dizaines de millions d'utilisateurs du réseau social américain par la société Cambridge Analytica, impliquée dans la campagne présidentielle de Donald Trump.

De manière générale, les grandes plateformes comme WhatsApp ou Twitter semblent s'être dûment préparées à la nouvelle législation, qui a toutefois provoqué davantage d'inquiétudes auprès des PME. «Les entreprises dont l'activité principale ne consiste pas à traiter des données sont liées par moins d'obligations et doivent essentiellement veiller à ce que les données qu'elles traitent soient protégées et utilisées en toute légalité», a voulu rassurer jeudi la Commission.

Les autorités vont donc surtout se concentrer d'abord sur la surveillance des entreprises traitant des données personnelles de manière massive et qui en font un élément central de leur modèle économique. Malgré les nouvelles contraintes créées, les autorités assurent que les acteurs économiques vont tirer profit des nouvelles règles, grâce à une confiance accrue des consommateurs et à la fin de la mosaïque des législations nationales.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • ladeux le 25.05.2018 08:00 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    du foutage de tronche. si tu clic pas oui, tu ne peut pas accéder au site..... dont tu dis oui à l'utilisation de tes données.... rien ne change juste la forme du texte

  • torolkozo le 25.05.2018 10:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Normalement c'est une excellente chose mais en pratique cela ne changera pas vraiment la vie du jour au lendemain ...

  • Cancoillote le 25.05.2018 14:07 Report dénoncer ce commentaire

    La plus grande avancée, c'est l’instauration de réelles sanctions financière qui vont faire réfléchir à deux fois les entreprises. Plus comme quand facebook ou google devaient payer des amendes de 10000€. Il faut taper où sa fait mal.

Les derniers commentaires

  • Gorko le 26.05.2018 08:00 Report dénoncer ce commentaire

    Lorsque Poutine a instauré un système à peu près pareil on l'a qualifié de dictateur et qu'il faisait barrage à la libre expression.

    • Martha le 26.05.2018 16:53 Report dénoncer ce commentaire

      pour une fois quelqu'un dit ce que je pense, merci Gorko.

  • nanard le 25.05.2018 20:18 Report dénoncer ce commentaire

    "l'affaire" FB est l'arbre qui cache la forêt. Nos ministères, nos banques, nos institutions fonctionnent avec des ordinateurs ayant un système d'exploitation étranger, souvent américain qui ne nous garantit pas la présence de chevaux de Troie. Et là, personne ne s'en inquiète!

  • Inconsciente le 25.05.2018 19:01 Report dénoncer ce commentaire

    En ouvrant un site une amie a eu un message et elle a cliqué "OK" sans le lire! Je l'ai demandé de quoi il s'agissait et elle m'a répondu qu'elle ne le savait pas. Je lui ai dit que ce qu'elle ferait si elle avait fait in OK pour payer 10.000 euros et elle m'a répondu que ce message arrivait régulièrement et que si elle ne cliquait pas OK elle ne pourrait pas entrer dans ce site.

  • Cancoillote le 25.05.2018 14:07 Report dénoncer ce commentaire

    La plus grande avancée, c'est l’instauration de réelles sanctions financière qui vont faire réfléchir à deux fois les entreprises. Plus comme quand facebook ou google devaient payer des amendes de 10000€. Il faut taper où sa fait mal.

  • Cr15 le 25.05.2018 12:40 Report dénoncer ce commentaire

    Avec le scandale Facebook sur l'election US precedente, il y a eu un fait tres grave minimise par tous. Le fait que l'issue du vote a pu etre modifie par revirement de comportement d'electeurs indecis. La societe mandate par le camp Trump a utilise l'analyse de comportement/opinion fourni par Facebook et influant sur la decicion d'electeurs. Cambridge Analytica a utilise ces donnees personnelles realises par Facebook depuis de longues annees sur un panel de plusieurs millions de citoyens US.

    • RamBo le 25.05.2018 13:16 Report dénoncer ce commentaire

      Eh oui, nous perdons le contrôle sur nous-mêmes, mais nous continuons quand-même.