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27 janvier 2019 10:54; Act: 27.01.2019 14:19 Print

Salvini veut juger les sauveteurs de migrants

Le ministre italien de l'Intérieur a menacé de porter plainte contre l'équipage du bateau qui a porté secours à 47 migrants en mer Méditerranée.

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Des élus italiens, dont le maire de Syracuse Francesco Italia, ont pu se rendre à bord du bateau. (photo: AFP/Federico Scoppa)

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Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini a indiqué dimanche qu'il rassemblait des preuves visant à poursuivre en justice l'équipage du bateau Sea Watch 3, qui a recueilli 47 migrants. «Nous disposons d'éléments concrets pour dire que le capitaine et l'équipage du Sea Watch 3 ont mis en danger la vie des personnes à bord en désobéissant aux instructions précises qui leur avaient été données il y a plusieurs jours de les débarquer dans le port le plus proche, pas en Italie!», a écrit M. Salvini sur Twitter.

L'homme fort du gouvernement italien a accusé le capitaine et l'équipage d'un «crime», évoquant aussi un «désir clair d'utiliser ces immigrants dans une bataille politique». M. Salvini, chef de file de l'extrême droite, a refusé d'ouvrir les ports de son pays à ces migrants, principalement originaires d'Afrique sub-saharienne, sauvés en Méditerranée il y a plus d'une semaine. Il a souligné que le bateau en question, qui a finalement jeté l'ancre à proximité de la Sicile, aurait pu débarquer auparavant en Libye, en Tunisie ou à Malte. «Le ministre de l'Intérieur rassemble des éléments pour évaluer s'il convient de porter plainte contre l'ensemble de l'équipage du Sea Watch pour aide à l'immigration illégale», a précisé son ministère.

Des parlementaires italiens ont réussi à se rendre à bord du bateau, malgré l'interdiction officielle. «Nous allons vérifier la situation à bord et continuons à demander que passagers et équipage soient autorisés à débarquer, conformément au droit international», a déclaré le député de gauche Nicola Fratoianni. Plusieurs ONG, dont «Save the Children», ont demandé à l'Italie de permettre au moins à 13 mineurs se trouvant à bord de débarquer. Matteo Salvini a insisté de son côté pour que les Pays-Bas et l'Allemagne prennent la responsabilité du bateau, qui est géré par l'ONG allemande Sea Watch.

(L'essentiel/afp)