Élections en Espagne

28 avril 2019 22:17; Act: 28.04.2019 22:43 Print

Sanchez arrive en tête, l'extrême droite émerge

Le Premier ministre socialiste espagnol Pedro Sanchez a remporté dimanche les élections législatives, tandis que l'extrême droite se prépare à entrer au parlement.

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L'extrême droite espagnole a obtenu un résultat historique, même si les socialistes sont arrivés en tête. (photo: AFP/Oscar del Pozo)

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Les socialistes emmenés par le Premier ministre Pedro Sanchez sont arrivés en tête des législatives en Espagne, sans atteindre la majorité absolue. Le scrutin pourrait donc déboucher sur une poursuite de l'instabilité qui marque la politique espagnole depuis la fin du bipartisme conservateurs-socialistes en 2015, avec un parlement fragmenté et des divisions exacerbées par la tentative de sécession de la Catalogne en 2017.

Après le dépouillement de plus de 60% des bulletins de vote, le Parti socialiste de M. Sanchez recueillait 29,45 % des voix et 124 députés, nettement plus que les 85 remportés aux législatives de 2016, mais loin de la majorité absolue de 176 sur 350 à la chambre. Il sera donc obligé de bâtir une coalition hétérogène pour continuer à gouverner.

En face, les conservateurs du Parti populaire (PP) en pleine dégringolade et les libéraux de Ciudadanos n'étaient pas en mesure de réunir les voix pour l'en empêcher, même en s'alliant avec le parti d'extrême droite Vox, qui recueille 9,97% des suffrages et 23 sièges, selon ces résultats partiels. Le PP aurait 65 sièges, contre 137 en 2016, et Ciudadanos 57, contre 32 en 2016.

L'extrême droite s'apprête à entrer au Parlement

Vox, pratiquement inconnu jusqu'à son irruption au parlement d'Andalousie (sud) l'année dernière, a fait ressurgir l'extrême droite dans un pays où elle était insignifiante depuis la mort de Franco en 1975.

Mais ce parti progresse en soufflant des électeurs au PP et à Ciudadanos, donc même en unissant leurs forces, ces trois partis ne pourraient pas rééditer le succès qu'ils ont obtenu en Andalousie, où ils ont chassé les socialistes de leur fief au début de l'année.

Cette formation au virulent discours antiféministe et contre l'immigration, qui a massivement fait campagne sur les réseaux sociaux, a prospéré en particulier en prônant la manière forte en Catalogne.

(L'essentiel/afp)