Présidentielle en Pologne

12 juillet 2020 23:06; Act: 13.07.2020 12:06 Print

Suspense après un résultat incertain

Le conservateur sortant est au coude-à-coude avec son opposant, d’après les premières indications à la sortie des urnes.

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Les élections avaient été reportées en raison de la pandémie. (photo: AFP)

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Le chef de l’État conservateur polonais Andrzej Duda et le maire libéral de Varsovie étaient au coude à coude dimanche soir à l'issue du second tour de la présidentielle, selon un sondage à la sortie des urnes.

M. Duda recueillait 50,4% des voix devant Rafal Trzaskowski (49,6%), selon un sondage Ipsos. L'élection a été marquée par un taux de participation très élevé de 68,9%. Les premiers résultats officiels ne sont attendus que pour lundi matin. Selon les sondages et les observateurs, l’élection s’annonçait très serrée entre le populaire président sortant et le maire de Varsovie, plus progressiste et qui voulait resserrer les liens avec Bruxelles. Au premier tour, le 28 juin, Duda était arrivé premier avec 43,5% des voix et Trzaskowski deuxième avec 30,4%

Questions sociétales au cœur

Le président Duda avait promis de défendre les aides sociales populaires mises en place par le PiS et a fait campagne en attaquant notamment les droits des personnes LGBT et rejetant l'idée d'indemnisations pour les biens juifs volés par les nazis et sous le régime communiste.

«Ces élections sont une confrontation de deux visions de la Pologne, entre le blanc-et-rouge et l'arc-en-ciel», a déclaré le ministre de la Justice Zbigniew Ziobro, cité vendredi par l'agence de presse PAP, faisant référence au drapeau national polonais et au symbole utilisé par la communauté LGBT.

Le maire de Varsovie Rafal Trzaskowski, quant à lui, est favorable aux partenariats civils y compris entre personnes du même sexe. Sa décision de signer une déclaration de soutien aux LGBT a incité l'an dernier nombre de régions de l'est rural et le plus conservateur du pays à se proclamer «zones libres de LGBT».

Il a également promis, en cas de victoire, de faire marche arrière concernant les réformes controversées du système judiciaire qui valent à la Pologne des critiques de l'Union européenne.

(L'essentiel/afp)