Politique britannique

17 janvier 2019 09:16; Act: 17.01.2019 14:18 Print

Theresa May survit à toutes les crises du Brexit

La Première ministre britannique s'accroche à son poste, malgré toutes les embûches liées à la période particulièrement délicate que traverse son pays.

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Theresa May doit régulièrement affronter des tempêtes politiques, depuis son accession au pouvoir au lendemain du référendum. (photo: AFP/Mark Duffy)

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Ballottée de crise en crise depuis son arrivée au pouvoir au lendemain du référendum sur le Brexit, la Première ministre britannique, Theresa May, s'accroche à la barre. Mercredi soir, elle a survécu de justesse à une motion de censure déposée par l'opposition travailliste. La veille, les députés lui ont infligé la claque la plus magistrale jamais essuyée par un dirigeant britannique en rejetant par 432 voix (contre 202) l'accord de Brexit qu'elle avait conclu avec Bruxelles. Pire, 118 députés de son Parti ont voté contre le texte.

Le site Politico souligne que n'importe quel autre Premier ministre aurait démissionné après une telle défaite. Mais pas Mme May. Cette ténacité lui a permis de gravir les échelons et d'occuper pendant six ans, de 2010 à 2016, le poste difficile de ministre de l'Intérieur, dans lequel elle s'est illustrée par sa gestion ferme des questions migratoires, et lui vaut une certaine admiration. «Certains ne mesurent pas la force que cette femme a en elle», dit d'elle son ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt. «Sous-estimer Theresa May est l'une des plus grandes erreurs que l'on puisse faire».

Respecter le choix des Britanniques

Mais quid des résultats, s'interrogent les médias britanniques, qui constatent que plus de deux ans après le vote du Brexit et à quelques semaines de la sortie prévue, le 29 mars, il n'y a toujours pas de plan. «Je n'ai aucun doute qu'elle a essayé de son mieux et s'est donnée à fond. Mais elle a échoué, et je crains que ce soit de sa faute, à elle seule», lui a reproché le numéro deux des travaillistes, Tom Watson. L'arrivée au pouvoir en juillet 2016 de Mme May avait pourtant rassuré les Britanniques, sortis meurtris d'une campagne référendaire fratricide. Qui mieux qu'une fille de pasteur, à la réputation de bosseuse et de sérieux, pour les mener à travers l'une des plus délicates période de leur histoire récente?

Elle qui s'était prononcée du bout des lèvres pour le maintien dans l'UE, épouse immédiatement le résultat du référendum: «Désormais nous sommes tous des Brexiters». Le hic est qu'elle ne parvient pas à unifier son parti, toujours profondément divisé entre pro et anti-UE. Elle a aussi commis une erreur politique majeure en convoquant des élections anticipées en juin 2017 qui lui font perdre sa majorité absolue. Elle affirme désormais vouloir parler à tous les députés pour tenter d'éviter une sortie sans accord ou, pire à ses yeux, pas de sortie du tout. «Nous avons le devoir de respecter la décision démocratique» des Britanniques en quittant l'UE, a-t-elle plaidé.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • vrai travailleur le 17.01.2019 10:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On sait très bien comment ça va finir... un second référendum et on oublie le Brexit

  • Vacances le 17.01.2019 14:24 Report dénoncer ce commentaire

    La place est tellement bonne. Politique c'est un des rares "travail" où les gens se battent pour rester après 60 ans alors qu'ailleurs tout le monde attend la pension avec impatience.

  • Angelo51 le 17.01.2019 19:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une des propositions est de jeter à la poubelle la possibilité de sortir sans accord ce qui revient à un seul choix. Un seul choix ce n’est pas un choix car en bon français on appelle ça un ultimatum.

Les derniers commentaires

  • Angelo51 le 17.01.2019 19:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une des propositions est de jeter à la poubelle la possibilité de sortir sans accord ce qui revient à un seul choix. Un seul choix ce n’est pas un choix car en bon français on appelle ça un ultimatum.

  • Vacances le 17.01.2019 14:24 Report dénoncer ce commentaire

    La place est tellement bonne. Politique c'est un des rares "travail" où les gens se battent pour rester après 60 ans alors qu'ailleurs tout le monde attend la pension avec impatience.

  • TontonBeber le 17.01.2019 12:07 Report dénoncer ce commentaire

    Chez nous en URSS/Russie on se demande si et combien de temps elle va encore tenir dans sa position, on est aussi très inquiet du Brexit!!!

    • Ah bon le 17.01.2019 14:39 Report dénoncer ce commentaire

      Ah bon vraiment? Rien n'est moins sûr ...

  • Opinion le 17.01.2019 10:20 Report dénoncer ce commentaire

    Elle survit à toutes les crises sans rien réussir pour autant, à part rester au pouvoir, ça en rappelle d'autres. Il serait temps de revoter pour des politiciens qui n'0nt non seulement un charisme mais également un vrai programme.

  • vrai travailleur le 17.01.2019 10:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On sait très bien comment ça va finir... un second référendum et on oublie le Brexit

    • @vrai travailleur le 17.01.2019 14:26 Report dénoncer ce commentaire

      Et des millions d'Euros utilisés pour rien (rien qu'en réunions avec les frais ça dépasse la dizaine de millions).