Entrave à la concurrence

05 février 2014 13:09; Act: 05.02.2014 14:30 Print

Un règlement à l'amiable entre l'UE et Google?

La Commission a accepté mercredi les engagements du géant d'Internet pour remédier aux entraves à la concurrence dont il est accusé sur le marché de la recherche et de la publicité en ligne.

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Google est accusé de mettre en avant ses propres services dans les résultats de recherches, au détriment de sites concurrents. (photo: AFP)

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«La nouvelle proposition de Google est de nature à résoudre les problèmes de concurrence», a déclaré mercredi le commissaire européen chargé de la Concurrence, Joaquin Almunia, au cours d'un point de presse. Cela pourrait déboucher sur un règlement à l'amiable entre les deux parties. Les 14 plaignants vont désormais pouvoir faire connaître leur propre position avant que la Commission prenne une décision finale, sans doute dans les prochains mois, pour décider si elle rend les engagements de Google légalement contraignants.

Si c'est le cas, le géant d'Internet évitera ainsi des sanctions qui auraient pu se monter à plusieurs milliards d'euros, et cela mettra fin à une enquête particulièrement longue, puisqu'elle a débuté en novembre 2010. Google se voyait reprocher principalement de mettre en avant ses propres services au détriment des autres moteurs de recherche spécialisés, par exemple des comparateurs de prix comme Kelkoo ou des sites spécialisés dans les voyages comme Expedia ou lastminute.com. «Nous allons faire des changements importants dans la manière dont Google opère en Europe», a réagi dans un communiqué un porte-parole de Google, Kent Walker. «Nous travaillons avec la Commission européenne pour résoudre les problèmes qu'elle a soulevés et sommes impatients de résoudre cette affaire».

Les précédentes offres de Google jugées insuffisantes

Dans sa dernière offre, le géant américain a accepté de garantir que lorsqu'il proposera sur ses pages ses propres services pour des restaurants, des hôtels ou des produits de consommation par exemple, il proposera également les services de trois concurrents sélectionnés selon une méthode objective. Les services concurrents seront présentés d'une manière clairement visible pour les utilisateurs et comparable à celle dont Google présente ses propres services, explique la Commission. Un organisme indépendant sera chargé de vérifier si Google respecte ses engagements. «Sans empêcher Google de mettre en avant ses propres services, cela propose à l'utilisateur un choix réel entre services concurrents présentés de manière comparable. Ce sera à eux de choisir la meilleure alternative», a expliqué M. Almunia.

Google s'est également engagé à donner aux fournisseurs de contenu la possibilité d'un «opt-out» pour que leurs contenus ne soient pas utilisés dans ses sites de recherche spécialisés, sans qu'ils en soient pénalisés. Il s'est également engagé à ne pas imposer de contrats d'exclusivité dans ses accords de publicité. Ce début d'épilogue intervient après plusieurs rebondissements: la Commission avait manifesté à deux reprises, l'année dernière, son refus des engagements proposés par Google, jugés insuffisants et dont ses concurrents estimaient qu'ils ne feraient que renforcer son avantage.

(L'essentiel/AFP)