En Bosnie

13 novembre 2019 17:17; Act: 13.11.2019 17:40 Print

Un réseau de trafic de faux diplômes démantelé

Une vingtaine de personnes ont été arrêtées mercredi en Bosnie, dans une opération de police visant à démanteler un réseau soupçonné d'avoir vendu des milliers de faux diplômes.

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Le prix des faux titres universitaires peut grimper jusqu'à 8 000 euros. (photo: AFP)

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«Jusqu'à présent, 18 personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'opération Pero (Plume)», a déclaré un porte-parole de la police fédérale bosnienne (Sipa), Luka Miladinovic, précisant que l'opération était toujours en cours. La police a également arrêté deux fonctionnaires travaillant à la Sipa et soupçonnés d'être responsables de fuites concernant l'enquête auprès des suspects, selon la même source.

D'après des investigations menées ces dernières années par des médias locaux, le marché des faux diplômes est un fléau dans ce pays balkanique de 3,5 millions d'habitants, l'un des plus pauvres d'Europe. Au total, 53 personnes soupçonnées d'appartenance à une «bande organisée» sont visées par l'enquête, de même que cinq établissements d'éducation, a précisé Irena Marjanovic Cavkic, une porte-parole du parquet régional de Bihac (nord-ouest).

Des titres universitaires allant jusque 8 000 euros

Selon le parquet, les suspects ne se contentaient pas de fournir de faux titres à ceux qui leur en faisaient la demande mais recherchaient activement des clients auxquels ils vendaient des «diplômes sans qu'ils ne participent à un processus d'enseignement», a-t-elle expliqué.

Depuis 2014, «plusieurs milliers de candidats sont concernés, c'est-à-dire que plusieurs milliers de diplômes illégaux ont été délivrés», a poursuivi la porte-parole. Tous les niveaux scolaires sont concernés, primaire, secondaire et universitaire. Les personnes intéressées payaient entre 500 et 8 000 euros. «Certaines personnes obtenaient les diplômes dans un délai de 10 à 15 jours», a-t-elle dit.

Le réseau aurait ainsi amassé «plusieurs millions de marks (euros)». Trois personnes sont soupçonnées en particulier d'avoir investi «cet argent illégalement gagné dans l'immobilier», selon la même source. Des perquisitions ont été conduites dans plusieurs villes du pays, dont Sarajevo. Selon les médias, un centre privé d'éducation situé à Cazin (nord-est) est notamment visé. En février, neuf personnes avaient été arrêtées pour trafic de diplômes.

(L'essentiel/afp)

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