En République tchèque

29 avril 2020 07:28; Act: 29.04.2020 11:13 Print

Un Russe serait à Prague pour «liquider» 3 élus

Un élu de Prague a affirmé, mardi, qu'il existait un complot pour le «liquider», lui et deux autres élus de la capitale tchèque dont le maire, à cause d'une statue soviétique.

storybild

Le maire de Prague et deux autres élus avaient été la cible de vives critiques de Moscou pour avoir décidé de remplacer la statue du général Ivan Konev par un mémorial de la libération de Prague en 1945. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Un élu de Prague a affirmé, mardi, qu'il existait un complot pour le «liquider», lui et deux autres élus de la capitale tchèque dont le maire, en raison d'une controverse sur une statue soviétique. Ondrej Kolar, maire du VIe arrondissement, a déclaré à des médias tchèques qu'il était réfugié dans un lieu non divulgué pour échapper à un assassinat. «Tout ce que je peux vous dire c'est qu'on m'a accordé une protection policière. Elle m'a été assignée parce qu'il y a un Russe ici qui a reçu pour mission de me liquider», a-t-il expliqué à la chaîne de télévision Prima mardi soir.

«Pas seulement moi, mais aussi Zdenek Hrib et Pavel Novotny», a-t-il ajouté, évoquant le maire de Prague et le maire d'un autre district de la ville. M. Hrib avait indiqué lundi être sous protection policière, mais s'était refusé à confirmer des informations de presse selon lesquelles il était menacé de mort pour avoir déboulonné, début avril, la statue d'un héros de guerre soviétique. M. Novotny avait fait de même.

Des «élus municipaux dérangés»

Le maire et M. Kolar avaient été la cible de vives critiques de Moscou pour avoir lancé l'opération consistant à remplacer la statue du général Ivan Konev par un mémorial de la libération de Prague en 1945. Des diplomates russes avaient dénoncé un geste «inamical», du «vandalisme de la part d'élus municipaux dérangés». Quant à M. Novoty, il avait eu maille à partir avec le Kremlin en novembre, quand il avait proposé un mémorial pour les militaires soviétiques ayant déserté lors de la Seconde Guerre mondiale pour rejoindre le camp de l'Allemagne nazie.

Le général Konev, héros en Russie, est considéré en République tchèque comme un symbole du joug subi par la Tchécoslovaquie sous l'ère soviétique. Selon l'hebdomadaire tchèque Respekt, il existe un lien entre les menaces contre les élus pragois et l'arrivée début avril d'un ressortissant russe muni d'un passeport diplomatique et détenant de la ricine, un poison toxique. La police tchèque n'a fait aucun commentaire sur l'affaire.

(L'essentiel/afp)