Polémique en Allemagne

06 janvier 2018 13:38; Act: 06.01.2018 13:47 Print

Une «solution définitive» face à l'afflux de migrants

Un député européen bavarois, Manfred Weber, a suscité une polémique en Allemagne en employant un vocabulaire proche de celui des nazis et de la «solution finale».

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Manfred Weber (à gauche), a suscité une polémique en Allemagne en utilisant un vocabulaire proche de celui employé par les nazis lors de l'extermination des Juifs. (photo: AFP)

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Un député européen élu du parti conservateur bavarois, Manfred Weber, a suscité une polémique en Allemagne en utilisant un vocabulaire proche de celui employé par les nazis lors de l'extermination des Juifs. Président du Parti populaire européen (PPE/droite), principal groupe politique au Parlement européen, Manfred Weber a toutefois assuré ultérieurement n'avoir eu aucune intention malveillante.

«En 2018 le thème central européen est la solution définitive de la question migratoire», a-t-il jugé sur les ondes de la radio publique bavaroise. «Nous avons besoin de réponses légales au niveau européen», a-t-il ajouté. Manfred Weber a été immédiatement accusé dans son pays de recourir à un vocabulaire proche de celui des nazis. La «solution finale» fut le terme repris par le régime d'Adolf Hitler pour exterminer six millions de Juifs durant la Seconde guerre mondiale.

Réaction sur les réseaux

L'élu n'a pas eu recours à ce terme de «Endlösung» en allemand mais utilisé l'expression «finale Lösung» qui s'en rapproche très fortement. Il tentait dans ces propos de défendre la participation controversée du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, à une réunion importante des responsables de l'Union chrétienne-sociale (CSU) qui s'est tenue jeudi et vendredi en Bavière.

«Nous devons la résoudre (la question migratoire, ndlr) et si nous voulons la résoudre, Viktor Orban, les États du groupe de Visegrad, sont des partenaires centraux», a-t-il ainsi justifié. Plus tard, face aux critiques et protestations qui ont vu le jour sur les réseaux sociaux, il a assuré sur Twitter ne «pas avoir eu la moindre intention» d'employer à dessein un tel vocabulaire connoté.

(L'essentiel/AFP)