Union européenne

09 février 2016 17:55; Act: 09.02.2016 18:06 Print

Varoufakis lance un nouveau parti politique

L'ancien ministre grec des Finances a fait son retour sur le devant de la scène en lançant mardi un mouvement politique pour tenter de sauver l'Europe.

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DIEM 25 a pour le moment bénéficié d'un soutien modéré de la gauche européenne. (photo: AFP/Tobias Schwarz)

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Sept mois après avoir démissionné avec fracas du gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, l'iconoclaste économiste, chantre de l'anti-austérité, a présenté à Berlin DIEM 25 (pour Democracy in Europe - Movement - 2025), un mouvement paneuropéen qui veut agir pour plus de démocratie et de transparence dans une Union européenne ébranlée. M. Varoufakis a fustigé «l'échec spectaculaire (des 28 pays membres de l'UE) à gérer la crise des réfugiés de manière sensible et humaniste, à l'exception possible d'Angela Merkel», la chancelière allemande avec qui il a pourtant croisé le fer l'an dernier lors de son bref passage aux commandes de finances grecques en lambeaux.

La solution pour gérer l'arrivée sur le Vieux Continent de centaines de milliers de personnes jetées sur les routes de l'exode par les guerres et la misère «n'est pas de construire des murs» ou des «camps de concentration», selon M. Varoufakis. «Ces barbelés et ces murs reflètent l'insécurité et ne font que répandre de l'insécurité» assène-t-il. «La désintégration de l'Union européenne va susciter un effondrement qui va ressembler de manière terrible à ce qui s'est passé dans les années 30» avec l'arrivée des nazis au pouvoir, a-t-il prédit lors d'une conférence de presse sur l'une des scènes théâtrales les plus connues d'Allemagne, la Volksbühne.

«Constitution démocratique» d'ici 2025

Le mouvement de M. Varoufakis a aussi pour objectif d'en finir avec «un processus de décision politique opaque» dont «l'objectif est d'empêcher les Européens d'exercer un contrôle démocratique sur leur argent, leur finance, leurs conditions de travail et l'environnement», selon le manifeste fondateur. «Ouvert à tous les démocrates libéraux, sociaux, radicaux, verts» en Europe, DIEM 25 a pour le moment bénéficié d'un soutien modéré de la gauche européenne.

DIEM 25 - une référence au «Carpe Diem» de la Grèce antique - considère comme «obsolète le modèle des partis nationaux qui forment des alliances fragiles au niveau du Parlement européen». Mais l'homme de 54 ans, qui ne dispose plus d'aucun mandat politique depuis les élections législatives grecques du 20 septembre, n'a pas précisé si le mouvement comptait présenter des candidats aux scrutins européens. Sa plate-forme prône la mise sur pied d'une «assemblée constituante» pour, d'ici 2025, rédiger une «Constitution démocratique qui viendra remplacer tous les traités européens actuels».

(L'essentiel/AFP)