Chef des gynécologues

12 septembre 2018 13:24; Act: 12.09.2018 14:55 Print

«L'IVG est un homicide»: tollé en France

Le président du Syndicat national des gynécologues est vivement critiqué, après avoir justifié son refus de pratiquer l'interruption volontaire de grossesse.

Sur ce sujet

«Nous ne sommes pas là pour retirer des vies», déclare Bertrand de Rochambeau, président du Syndicat national des gynécologues (Syngof) dans un reportage diffusé mardi sur TMC. Lorsque la journaliste de l'émission «Quotidien» lui objecte que «ce n'est pas un homicide de faire une IVG», le président du Syngof répond: «Si, madame». Avant d'ajouter, dans un autre extrait de cet entretien: «En tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion et, si je ne l'ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi».

De fait, selon l'article L2212-8 du Code de la santé publique, «un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une IVG», de même qu'«aucune sage-femme, aucun infirmier ou infirmière, aucun auxiliaire médical, quel qu'il soit, n'est tenu de concourir» à cet acte médical. En cas de refus, le médecin doit cependant «communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention».

«Il s'agit de prosélytisme anti-IVG»

«Scandaleux!», a réagi sur Twitter la coprésidente du planning familial, Véronique Séhier, pour qui «la clause de conscience est une entrave aux droits des femmes et à leur santé». Le Collectif national pour les droits des femmes a pour sa part estimé, sur le même réseau social, que M. de Rochambeau «fait ouvertement de la pub aux lobbys anti-IVG». «Il s'agit de prosélytisme anti-IVG, ce qui de la part du président du Syngof est scandaleux!», a protesté Christian Gaudray, président de l'Union des familles laïques (Ufal).

Le rapporteur général de l'Observatoire de la Laïcité, Nicolas Cadène, a également souligné qu'«un refus d'un médecin ne peut s'accompagner d'une quelconque pression ou de prosélytisme religieux». De son côté, le Syngof avait affirmé dans un communiqué, début août, que «ce n'est pas en retirant leur éthique et leur conscience aux médecins que la nation permettra un égal accès à l'avortement pour les Françaises qui le demandent». Ce syndicat revendique «1 600 adhérents à jour de cotisation», soit moins d'un quart des 6 748 gynécologues recensés en 2017 par l'Ordre des médecins.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • TontonBeber le 12.09.2018 13:57 Report dénoncer ce commentaire

    L'avortement est un droit. Le refus de la pratiquer est également un droit. Il n'y a ici aucune matière à polémique.

  • Realiste le 12.09.2018 15:06 Report dénoncer ce commentaire

    Il a le droit effectivement. Et je pense qu'il n'y a pas de probleme sur ce sujet, cependant la ou c'est plus derangeant c'est qu'il parle aussi en tant que directeur du Syngof. Je pense que ce statut devrait lui imposer une certaine retenue. Il est le porte parole de nombreux praticiens qui n'ont peut etre pas le meme avis que lui

  • Josie le 12.09.2018 14:35 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Enfin un homme libre! Libre! Il a bien le droit de faire ce qu’il veut non?

Les derniers commentaires

  • Unicorn le 13.09.2018 14:25 Report dénoncer ce commentaire

    Aucun problème, il arrive fréquemment que des gens n'arrivent pas à surmonter des barrières personnelles pour exécuter une tâche légale faisant l'objet de leur description de poste. Ils n'ont qu'une alternative: changer de travail! On ne peut laisser influencer ses croyances sur une profession

  • duchesse de monmiraille le 13.09.2018 07:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour ceux qui pensent que si elles prenaient une contraception l'avortement n'existerait plus, sachez que 75% des avortements se font sur des femmes sous contraception.

  • jeune le 13.09.2018 06:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Malheureusement certain hommes sont très doués pour baratiner des jeunes et elles se laissent avoir naïvement.

  • Josie le 13.09.2018 05:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bref il ressort du bon sens commun et de la loi, que pour ou contre l’IVG tout le monde admet que ce medecin fait ce qu’il veut. Comment en revanche peut on encore avoir cette police de la pensée qui impose qu’il ne puisse s’exprimer librement?

  • John Smith le 13.09.2018 00:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @yeurk: si un mec te dit qu’il prend la pilule tu le crois sur parole? Donc au final s’il te ment tu seras enceinte donc infinie c’est bien TON problème. Voilà pourquoi la contraception ne peut être qu’un problème féminin, n’en déplaise aux féministes et aux adeptes du politiquement correct