En France

19 octobre 2017 16:19; Act: 19.10.2017 16:25 Print

Les Femen poursuivies n'iront pas en prison

Neuf militantes Femen qui avaient manifesté seins nus à Hénin-Beaumont, mairie FN, lors des deux tours de la présidentielle, ont été relaxées jeudi.

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Le 20 septembre, le ministère public avait requis un mois de prison avec sursis à l'encontre des neuf militantes. (photo: AFP)

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Le tribunal a prononcé «la relaxe pour les troubles aux opérations du collège électoral et pour l'exhibition sexuelle. Mais une militante a été condamnée pour des faits de rébellion, au moment de son interpellation, à un mois d'emprisonnement avec sursis». Le 20 septembre, le ministère public avait requis un mois de prison avec sursis à l'encontre des neuf militantes.

«C'est une satisfaction teintée de déception, car les faits de rébellion sont contestés et ne correspondent ni à la réalité de la scène ni aux valeurs de la militante et des Femen, qui est un mouvement pacifiste», a ajouté une avocate, annonçant qu'elle allait faire appel de cette condamnation.

Pas une exhibition sexuelle

Le 23 avril lors du premier tour de l'élection présidentielle, non loin du bureau de vote où Marine Le Pen était attendue, six militantes Femen, torse nu, masques de Donald Trump, de Vladimir Poutine et de Marine Le Pen sur la tête, étaient sorties d'un véhicule pour manifester dans la rue contre la candidate et le Front national, scandant ironiquement «Marine, présidente». Elles avaient été rapidement maîtrisées au sol et interpellées.

Le 7 mai, cinq Femen étaient montées brièvement seins nus sur l'échafaudage d'une église avant d'être interpellées. «Il serait temps que les différents parquets comprennent que le mode d'action des Femen ne constitue pas des exhibitions sexuelles et qu'on cesse de poursuivre des militantes politiques féministes sur le fondement d'une infraction sexuelle», a estimé l'avocate.

(L'essentiel/AFP)