Affaires Maëlys/Arthur Noyer

09 février 2018 10:52; Act: 09.02.2018 12:10 Print

Nordahl L. soigne son look en accord avec son avocat

Le principal suspect dans l'affaire Maëlys est apparu la barbe taillée et l'air serein, jeudi, devant la cour de Grenoble, pour demander sa remise en liberté.

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La défense de Nordahl L., soupçonné d'avoir tué la petite Maëlys en Isère et écroué depuis septembre, a réclamé sa remise en liberté, jeudi, devant la cour d'appel de Grenoble, après le rejet d'une première demande. Le suspect de 34 ans était présent à l'audience qui s'est tenue en chambre du conseil, c'est-à-dire à huis clos, au «regret» de l'avocat du suspect, Me Alain Jakubowicz, qui souhaitait un débat public.

Avant l'audience, les journalistes présents ont tout de même pu apercevoir l'ex-militaire pour la première fois depuis cinq mois. Barbe bien taillée, pull blanc en laine, coupe de cheveux à la mode, l'homme est apparu serein, relate L'Express. Une stratégie de Me Alain Jakubowicz pour tenter de changer l'image du meurtrier présumé de Maëlys, analyse France Bleu.

Un appel symbolique

L'avocat du suspect a d'ailleurs regretté que la presse n'ait pas eu l'autorisation de prendre en photo son client, rapporte Le Parisien. «Depuis le début de l'affaire, des images circulent dans la presse où on le voit avec une tête patibulaire, pour alimenter cette théorie du monstre qu'il est, de cet homme qu'on a transformé en serial killer. Or, il n'a aucune raison de se cacher», a déclaré Me Alain Jakubowicz. Selon l'homme de loi, Nordahl L. a répondu aux questions, «comme il l'a toujours fait». La chambre rendra sa décision ce vendredi après-midi.

Une première demande avait été rejetée par le juge des libertés et de la détention, le 23 janvier. Cet appel est avant tout symbolique car Nordahl L. est également mis en examen et détenu, depuis décembre, pour l'assassinat du caporal Arthur Noyer en Savoie en avril dernier.

«Je suis heureux de la sérénité de ces débats et je voudrais que ce dossier retrouve cette sérénité qu'il a perdue en raison de délires médiatiques qui nuisent à la manifestation de la vérité, à la présomption d'innocence et au secret de l'instruction», a déclaré Me Jakubowicz, à l'issue de l'audience.

(L'essentiel/joc/afp)