Dècès de Naomi Musenga

20 juin 2018 17:39; Act: 21.06.2018 10:56 Print

La procédure au SAMU n'était «pas conforme»

L'inspection générale des affaires sociales a estimé que la procédure appliquée par le SAMU, au moment du décès de Naomi Musenga, n'a pas respecté les bonnes pratiques.

Sur ce sujet

«La procédure générale de régulation» appliquée par le SAMU de Strasbourg, au moment du décès, fin décembre, de Naomi Musenga, n'était «pas conforme aux recommandations de bonnes pratiques» et «source de risque pour les patients», indique l'Igas, dans un rapport publié mercredi. Les réponses «non adaptées de l'assistante de régulation médicale (ARM)», qui n'avait pas pris l'appel de la jeune femme au sérieux, sont aussi mises en cause par l'Inspection générale des affaires sociales, car elles ont «conduit à un retard global de prise en charge de près de 2 heures et 20 minutes».

«Alors que tout appel à caractère médical devrait être "régulé" par un médecin, la procédure en vigueur au SAMU de Strasbourg permettait aux assistants de régulation médicale, dans certains cas, de traiter seuls ce type d'appels», notamment dans les cas ou l'ARM jugeait qu'il n'y avait pas d'urgence vitale «avérée ou potentielle ou de besoin de réponse médicale immédiate», observent les inspecteurs de l'Igas dans ce rapport. «Ainsi, il pouvait être proposé à l'appelant de composer lui-même le numéro d'un médecin pendant la journée» dans certains cas, ce qui n'est ni «conforme aux recommandations de bonnes pratiques de la Haute autorité de Santé», ni «au référentiel de la Société française de médecine d'urgence», relève la mission.

Les procédures en vigueur «soulignaient néanmoins la nécessité de transférer l'appel à un médecin régulateur de l'aide médicale d'urgence, par exemple dans le cas d'une douleur abdominale», ce qui «n'a pas été fait» par l'opératrice, pointent aussi les inspecteurs, notant son «ton moqueur» et «dur». Ainsi, «le non-respect de la procédure interne de régulation» par l'opératrice, «à deux reprises, a conduit à un retard de prise en charge adaptée de 2 heures et 19 minutes» mais «seule une expertise clinique permettrait de mesurer la perte de chance» de survie «afférente à ce délai», indiquent-ils.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Zen le 20.06.2018 18:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour moi c’est inacceptable ! Ton moqueur et dur, c’est peu dire. Si on n’a pas un minimum de respect pour les autres, on ne fait pas ce métier là. Les syndicats ont dit que la surcharge de travail avait induit ce comportement. Comment peuvent ils défendre une attitude aussi odieuse ? Quand les 2 régulatrices discutent et plaisantent juste avant, elles n’ont pas l’air hyper stressées ! Malheureusement cela a peut-être ou sûrement coûté la vie à cette jeune femme. Je ne peux pas imaginer la douleur des parents à l’écoute de cette conversation téléphonique. Normalement ces postes de régulatrices sont données à des personnes qui ont suivi une formation très ciblée. Je n’arrive pas à comprendre...

  • Inaptitude au métier le 20.06.2018 20:23 Report dénoncer ce commentaire

    Le manque de respect des opérateurs est le reflet de notre société. Des gens pas à leur place qu on a même protégés en prétextant du stress... On s’est foutu de nous comme d’elle et sa famille.

  • Léon le 20.06.2018 18:29 Report dénoncer ce commentaire

    Triste pour cette très jolie femme et surtout pour son bébé,

Les derniers commentaires

  • Peine exemplaire le 21.06.2018 17:21 Report dénoncer ce commentaire

    Au gniouf l'assistante de régulation moqueuse !!!

  • Lola le 21.06.2018 11:29 Report dénoncer ce commentaire

    Moi ça m'est arrivé hier...pas aussi grave mais pour dire qu'elle est l'incompétence de certaines personnes. Dans mon cas je venais de faire une fausse couche à 3 sem de grossesse et je perdait bcp de sang depuis quelques heures. Après avoir appelé 3 gynécos qui n'étaient pas disponibles, aux urgences gynécologiques, après avoir expliqué mes symptômes on m'a répondu "pas besoin de visite, c'est surement une fausse couche et c'est normal de saigner". Heureusement que j'ai insisté et que j'ai réussi à avoir un RDV assez vite car c'était une grossesse extra-utérine avec risque de complications

  • Peace & Love le 21.06.2018 11:24 Report dénoncer ce commentaire

    Le pire c'est que cette opératrice n'éprouve aucun regret. Je ne voudrais pas être à sa place. Son attitude est inacceptable et révoltante ! Pauvre victime, elle avait besoin d'aide et n'a pas été écoutée !

  • Marie le 21.06.2018 09:29 Report dénoncer ce commentaire

    C'est inacceptable!!! en esparent que des sanctions vont étre prises pour toutes les personnes impliquées

  • De Knaschtert le 21.06.2018 08:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Quand on met n’importe qui, n’importe où, ça devient n’importe quoi...