Loi Travail en France

11 septembre 2017 15:13; Act: 11.09.2017 16:40 Print

Emmanuel Macron «ne cédera pas aux fainéants»

Des syndicats français appellent à des grèves et manifestations, mardi, contre la réforme du code du travail.

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Emmanuel Macron veut garder le cap sur la réforme par ordonnance de la loi Travail. (photo: AFP/ Ludovic Marin)

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Un an quasi jour pour jour après la toute dernière mobilisation contre la loi Travail, la CGT, la FSU, Solidaires et l'Unef appellent à protester contre le nouveau texte, qu'ils qualifient de «loi Travail XXL». Des grèves sont attendues à la SNCF, RATP, Air France, France Télévisions... Fonctionnaires, étudiants, lycéens sont aussi appelés à participer. Le trafic sera néanmoins maintenu pour les TGV, Thalys et Eurostar, a précisé la SNCF. Le trafic de certains TER pourrait être affecté, sans que l'on connaisse déjà avec précision les perturbations.

«Plus de 180 lieux de manifestations ont été recensés» et «on va dépasser les 4 000 appels à la grève sur tout le territoire», a indiqué le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dimanche dans Le Parisien. «Le 12 septembre, c'est un point de départ d'une mobilisation qui va se poursuivre jusqu'au retrait des ordonnances», espère Eric Beynel, porte-parole de Solidaires.

Démotivation et résignation

Mais le pari est grand: les précédentes grandes mobilisations sociales, contre la loi Travail en 2016 ou la réforme des retraites en 2010, n'ont pas fait reculer les gouvernements de l'époque. Les responsables syndicaux le reconnaissent, inciter les salariés à battre le pavé devient compliqué.

«Quelle que soit la force de la mobilisation, on est confronté à une fin de non-recevoir des gouvernements. Beaucoup de salariés sont démotivés et se résignent», explique M. Turbet-Delof.

L'historienne Danielle Tartakowsky souligne également que les violences qui ont parasité quasi toutes les manifestations contre la loi Travail «brouillent» aussi le message syndical. «C'est une catastrophe du point de vue de l'opinion publique et du point de vue syndical», dit-elle.

Macron ne cédera rien

Emmanuel Macron n'a pas l'intention de céder sur cette réforme qui réalise quelques-unes de ses promesses phares de campagne: plafonnement des indemnités prud'homales, fusions des instances représentatives, réforme du compte pénibilité. Vendredi, il a prévenu qu'il «serait d'une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes», quelques semaines après avoir regretté que les «Français détestent les réformes».

Jugeant ces déclarations «scandaleuses» , Philippe Martinez a invité le chef de l'État à revenir «les pieds sur terre» et le met en garde contre «la grogne» montante.

Pourtant, les syndicats, tout en se montrant très critiques face au contenu des ordonnances, sont divisés sur la riposte. Certains se désunissent pour ne pas «user» les forces des travailleurs, malgré leur opposition sur le fond de la réforme.

Mais la mobilisation pourra compter sur le soutien de politiques, dont le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, et des députés de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, qui appelle à manifester le 23 septembre, doit aussi battre le pavé mardi.

Un début de quinquennat délicat

La réforme du code du travail, vue par les syndicats comme une «remise en cause» des droits des salariés, sera le fil rouge de la mobilisation. Mais d'autres réformes annoncées inquiètent aussi, comme la baisse des aides personnelles au logement (APL) ou la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG).

«Le sentiment que la réforme n'est pas juste commence à s'installer, ce qui n'est pas un bon signe» pour Emmanuel Macron, relève de son côté Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Institut français d'opinion publique (Ifop).

L'enjeu, selon lui, est «de ne pas céder en début de quinquennat, pour ne pas donner un mauvais signe à son électorat». Mais il doit aussi être «vigilant» pour que la fronde ne se transforme pas en une «contestation globale de l'action de l'État».

(L'essentiel/nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Helmutheimat le 11.09.2017 17:18 Report dénoncer ce commentaire

    En parlant de fainéants, il peut dire ce qu'il a fait pour la France ce jeune prétentieux depuis qu'il est au pouvoir à part s'afficher avec les stars du ballon ou du showbizz et se promener en hélico et en sous marin. Ah oui, j'oubliais faire passer une loi travail à la con, ça, il a sué sang et eau. Les français lui ont demandé d'être pour le peuple pas pour le patronat, même cela, il n'a pas été foutu de le comprendre.

  • il faut penser printemps qu'il disait ! le 11.09.2017 16:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Que ce type aille travailler à l.usine pour le smic alors la et seulement à ce moment là il pourra juger de qui est fainéant ou pas !!!

  • minni le 11.09.2017 18:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tout simplement il fallait pas voter Macron , mais la populace le trouvaient séduisant et le Renouveau pour la France , maintenaient pleurez mdr

Les derniers commentaires

  • lea le 22.09.2017 02:27 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Exacte marc

  • lea le 22.09.2017 02:26 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Bien dit helmutheimat

  • Keyla le 11.09.2017 22:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    @Alainmg tout à fait d'accord avec ce que vous dites..

  • Roger le 11.09.2017 21:16 Report dénoncer ce commentaire

    N'oublions pas que Macron n'est la que parce qu'il y avait le choix entre Le Pen et lui-même...

  • mimi le 11.09.2017 20:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Voter ?! A bon peut on encore choisir ?! Les médias et tutti quanti se liguent pour faire élire leur Président euuu pardon leur copain, pas notre Président, le préside d un pays. Quoi choisir face à un proviseur dit Macron qui se promène dans les écoles comme faire passer les désirs de sa femme ex enseignante et une Mussolini extrémiste sans programme. Alors non on be vote pas aujourd'hui, on fait semblant