France

16 octobre 2021 14:41; Act: 16.10.2021 15:21 Print

Jean Castex a rendu hommage à Samuel Paty

Des hommages au professeur Samuel Paty ont lieu samedi dans sa ville des Yvelines, où il enseignait, mais aussi à Paris, où sa famille sera reçue à l’Élysée.

storybild

Le Premier ministre français Jean Castex et le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer (à gauche) dévoilent une plaque commémorative au ministère de l’Éducation, à Paris, en hommage à Samuel Paty. (photo: AFP)

Sur ce sujet
Une faute?

Un an jour pour jour après son assassinat, des hommages au professeur Samuel Paty ont lieu samedi dans le Val-d’Oise où il vivait, dans les Yvelines où il enseignait, et à Paris où sa famille sera reçue à l’Élysée. La plaque inaugurée au ministère de l’Éducation porte l’inscription «hommage à Samuel Paty, 18 septembre 1973 - 16 octobre 2020, professeur d’histoire-géographie et d’enseignement moral et civique. Assassiné par un terroriste islamiste pour avoir enseigné et défendu les valeurs de la République dont la liberté d’expression».

Samedi, le Premier ministre français Jean Castex a rendu hommage au professeur Samuel Paty, tué il y a un an jour pour jour pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet, en le présentant comme «un serviteur de la République, victime du terrorisme islamiste et de la lâcheté humaine». Samuel Paty a été «frappé à mort dans les conditions les plus abjectes qui soient au nom de l’obscurantisme le plus barbare, tout simplement parce qu’il remplissait sa mission dans un de ces collèges de France», a affirmé le chef du gouvernement lors d’un hommage au ministère de l’Éducation. «Rendre hommage à Samuel Paty c’est rendre hommage à la République», a-t-il ajouté aux côtés du ministre Jean-Michel Blanquer et en présence de la famille de la victime et de nombreux anciens ministres de l’Éducation.

«Rien ne saurait être pire que l’oubli», a insisté Jean Castex, partageant son émotion face à la famille de l’enseignant d’histoire-géographie, sauvagement assassiné le 16 octobre 2020 - poignardé et décapité - pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves lors d’un cours sur la liberté d’expression. «Nous devons tous les jours rester fidèles à la mémoire de Samuel Paty en nous engageant toutes et tous à servir et à défendre aux côtés de nos enseignants, que nous avons le devoir de ne pas laisser seuls face à ces circonstances, ces valeurs fédératrices et plus modernes que jamais inscrites au frontispice de nos écoles qui ont pour nom «liberté, égalité fraternité», a-t-il déclaré.

En début d’après-midi, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), lors d’une rare prise de parole, des enseignants du collège du Bois d’Aulne où Samuel Paty enseignait prononceront un discours, notamment devant des élèves et des parents, l’ancienne principale de l’établissement et le ministre de l’Éducation nationale.

Monument en forme de livre

Vendredi, déjà, d’innombrables écoles, collèges et lycées à travers la France avaient honoré la mémoire de l’enseignant d’histoire-géographie. C’est dans une rue d’Eragny-sur-Oise (Val-d’Oise) que l’attentat s’était produit, à quelques centaines de mètres seulement du collège de l’enseignant. Des habitants de cette commune de près de 16 000 habitants où vivait Samuel Paty, père d’un petit garçon, devaient se réunir en milieu de matinée. Voisins et amis y sont attendus, selon la mairie.

À 15h, la mairie de Conflans-Sainte-Honorine dévoilera, elle, un monument en forme de livre sur l’une des places centrales de la ville. La famille de Samuel Paty sera ensuite reçue par Emmanuel Macron à l’Élysée. Enfin, un square situé face à la Sorbonne, rue des Écoles, sera rebaptisé square Samuel Paty, lors d’une cérémonie que la mairie de Paris veut simple et recueillie.

(L'essentiel/afp)