Politique française

10 septembre 2020 14:04; Act: 10.09.2020 14:37 Print

Christophe Castaner à la tête des députés LREM

À l'issue d'un scrutin plus serré qu'attendu, l'ex-ministre français de l'Intérieur a pris jeudi, la tête des députés LREM qui sont restés légitimistes.

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Christophe Castaner a battu Aurore Bergé. (photo: AFP)

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Arrivé en tête dès le premier tour, mercredi, M. Castaner, un proche d'Emmanuel Macron, débarqué du gouvernement en juillet, l'a emporté sur Aurore Bergé par 55% des voix contre 45%. La députée des Yvelines, issue de la droite, avait mené une campagne «très offensive», de l'avis même de ses opposants et raflé des voix jusqu'à l'aile gauche. Le nom du vainqueur a été annoncé au coup d'envoi des journées parlementaires LREM, près d'Amiens.

Fraîchement de retour au Palais-Bourbon, l'ex-ministre et élu des Alpes-de-Haute-Provence succède à Gilles Le Gendre, qui avait annoncé dès mi-juillet sa démission. Le député de Paris avait été confronté ces derniers mois à une série de départs, notamment vers deux nouveaux groupes parlementaires, Écologie Démocratie Solidarité à gauche et Agir Ensemble à droite de LREM. Le groupe macroniste a ainsi perdu la majorité absolue et ne compte plus que quelque 275 membres, après trois nouveaux départs en début de semaine, cette fois vers les alliés du MoDem.

Tâche immense

Dans un tweet à la mi-journée, Aurore Bergé a estimé que «le rassemblement ne se décrète pas, il se construit» et «il n'est pas une option, mais une nécessité», indiquant qu'elle y prendrait sa part.

Christophe Castaner, ancien numéro un du parti LREM, affirme vouloir redonner au groupe majoritaire «le sentiment de fierté collective qui a accompagné la campagne d'Emmanuel Macron en 2017». Une source gouvernementale ne semble guère optimiste: «Vous ne révolutionnerez pas les pratiques du groupe en un an. Ce qui n'a pas pu se construire dans les trois ans, on n’a plus le temps pour le faire».

En outre, le groupe LREM fait face à une offensive de son partenaire MoDem qui tente de bâtir un «grand centre» et a été rejoint déjà par quelques LREM ainsi que par des élus de petits groupes.

(L'essentiel/AFP)