France

08 novembre 2017 15:45; Act: 08.11.2017 15:48 Print

Immunité parlementaire levée pour Marine Le Pen

Une enquête a été ouverte contre la présidente du Front national. Elle avait diffusé sur Twitter des images de victimes de Daech.

storybild

L'immunité parlementaire de Marine Le Pen a été levée.

  • par e-mail
Sur ce sujet

Le bureau de l'Assemblée nationale française a levé mercredi l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, a-t-on appris auprès de l'un des membres du bureau. Cette décision concerne une affaire de diffusion sur Twitter de photos de victimes du groupe État islamique.

La présidente du Front national fait l'objet d'une enquête ouverte pour l'envoi, en décembre 2015, de tweets contenant des photos d'exécution menées par l'organisation État islamique (EI), dont celle du journaliste américain James Foley. La levée de l'immunité se limite aux faits incriminés et ne concerne pas l'affaire des assistants FN au Parlement européen.

«Caractère sérieux»

Le bureau de l'Assemblée précise, dans un communiqué, qu'il «ne se prononce ni sur la qualification pénale, ni sur la réalité des faits invoqués» à l'encontre de l'élue «mais doit simplement apprécier le caractère sérieux, loyal et sincère » de la demande de la justice.

«Considérant que la demande présente un caractère sérieux, loyal et sincère», le bureau «autorise en conséquence le juge à délivrer un mandat d'amener à l'encontre de Mme Le Pen», poursuit le texte.

Ire de la présidente

En mars, le Parlement européen avait levé l'immunité de l'ancienne candidate à la présidentielle, alors eurodéputée, dans la même affaire. Le bureau de l'Assemblée nationale avait déjà levé l'immunité de Gilbert Collard, autre député frontiste, fin septembre pour cette affaire.

La décision de mercredi a soulevé l'ire de la présidente du parti d'extrême droite et de certains de ses cadres. «Mieux vaut être un djihadiste qui rentre de Syrie qu'une députée qui dénonce les abjections de l'Etat islamique: on prend moins de risques judiciaires...», a dit la députée du Pas-de-Calais sur Twitter.

(L'essentiel/nxp/ats)